Avec ses partenaires engagés dans le gigantesque projet d’exploitation du gaz naturel au Mozambique, le groupe TotalEnergies confirme avoir levé la «force majeure» sur la construction du site de production stoppée en 2021 par des attaques de groupes djihadistes se réclamant de Daech.

Cette décision ouvre la voie à la reprise des travaux de construction du complexe industriel dont le coût était initialement estimé à 20 milliards de dollars.
Mais avant que la construction puisse reprendre, le gouvernement mozambicain doit approuver le nouveau budget et l’échéancier actualisé. En effet, TotalEnergies estime qu’après quatre ans d’arrêt, le coût de la réalisation du projet a renchéri de 4,5 milliards de dollars supplémentaires. « L’approbation de ce budget révisé couvrira les coûts additionnels engendrés par l’interruption du projet, des coûts estimés à 4,5 milliards de dollars,» indique Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies dans une lettre adressée au président Daniel Chapo, révèle l’agence Reuters. Par ailleurs, le management du géant pétrolier français souhaite que la convention de production conclue avec Maputo, soit prolongée d’une décennie.
Le tour de table de Mozambique LNG comprend TotalEnergies (26,5 %), le japonais Mitsui (20 %), ENH (15 %), Bharat Petroleum (10 %), Oil India (10 %), ONGC Videsh (10 %) et le thaïlandais PTTEP (8,5 %).
Première production attendue au premier semestre 2029
La lettre de Pouyanné, datée du 24 octobre et citée par Reuters, indique que l’arrêt prolongé du développement du projet a repoussé la première cargaison de GNL prévue au premier semestre 2029, contre un objectif initial de juillet 2024. « Pour compenser partiellement l’impact économique du cas de force majeure, le concessionnaire demande respectueusement au gouvernement d’accorder une prolongation de la durée de la période de développement et de production de Golfinho-Atum d’une période de 10 ans,» écrit le patron de TotalEnergies dans sa lettre.
Le gigantesque projet de Mozambique GNL est aujourd’hui achevé à 40 %, même si les attaques des insurgés ne semblent pas avoir ralenti malgré la reconduction par le Maputo d’un partenariat sécuritaire avec Kigali, dont les militaires ont contribué à sécuriser la zone qui abrite le site de production. Les travaux restants se dérouleront en «mode confinement,» les travailleurs n’étant autorisés à entrer que par voie aérienne ou maritime.





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