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S’exprimant en sa qualité de Secrétaire des Conseils des gouverneurs de la Banque et du Fonds africain de développement ainsi que des Conseils d’administration, Vincent Nmehielle a rappelé que les Assemblées se tiendraient du 26 au 30 mai 2025 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Il a passé en revue les objectifs et l’ordre du jour des Assemblées et a souligné que l’élection du prochain président de la Banque, à l’issue des dix années d’exercice de l’actuel président, Akinwumi Adesina, constituerait un moment clé de l’évènement.

Les Assemblées annuelles 2025 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), qui se tiendront du 26 au 30 mai prochains à Abidjan, examineront la manière dont le continent peut mieux exploiter la richesse de son capital et relever les défis actuels tels que le lourd fardeau de la dette, le changement climatique et la hausse des droits de douane dans un contexte géopolitique complexe. C’est le résumé fait par Vincent Nmehielle, Secrétaire général du Groupe de la BAD, et Kevin Urama, économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances, lors du point de presse tenu mercredi 09 avril à Abidjan.

Les 4.000 délégués et participants attendus à Nairobi proposeront des solutions à travers lesquelles la Banque africaine de développement et d’autres organismes multilatéraux de développement peuvent mieux répondre avec diligence pour accroître les ressources nécessaires au développement durable du continent, affirme Vincent Mmehiele, Secrétaire général du Groupe de la BAD.

Alors que la Banque africaine de développement fête ses 60 ans, lors de ses assemblées prévues du 27 au 31 mai à Nairobi, l'institution planchera sur les défis économiques actuels auxquels sont confrontés les Etats membres et la participation de l'Afrique au système financier mondial

La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du continent devrait s’établir en moyenne à 3,8 % cette année et 4,2 % en 2025. Ces chiffres sont supérieurs aux moyennes mondiales estimées à 2,9 % et 3,2 %, selon le rapport. L’Afrique devrait rester la deuxième région connaissant la croissance la plus forte après l’Asie. Les onze premiers pays africains, qui devraient connaître de solides performances économiques en 2024, sont le Niger (11,2 %), le Sénégal (8,2 %), la Libye (7,9 %), le Rwanda (7,2 %), la Côte d’Ivoire (6,8 %), l’Éthiopie (6,7 %), le Bénin (6,4 %), Djibouti (6,2 %), la Tanzanie (6,1 %), le Togo (6 %), et l’Ouganda (6 %).

L’Afrique domine le classement des vingt pays à la croissance économique la plus forte au monde en 2024, selon un rapport macroéconomique de la Banque africaine de développement (BAD). Le rapport montre que les perspectives de croissance à moyen terme pour les cinq régions du continent s’améliorent lentement, signe de la résilience continue des économies africaines

À la question de savoir si la croissance démographique de l’Afrique était un dividende ou un défi, Kevin Urama a vite répondu : « Le fait qu’il s’agisse d’un défi ou d’un dividende dépend du pays. Les économies africaines sont aujourd’hui à forte intensité de main-d’œuvre, en raison du faible niveau d’apports technologiques », a-t-il noté.