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Cette 7e édition du SARA restera longtemps gravée dans les mémoires par les records qu’elle a battus. En effet, plus de 414.000 visiteurs ont été enregistrés durant les neuf jours qu’a duré le salon, soit une hausse de 5% environ par rapport à l’édition 2024. Par ailleurs, plusieurs délégations étrangères ont marqué cette édition de leur présence. Ce sont en tout 29 pays africains (64%), européens (26%) et asiatiques (10%) qui étaient représentés par 915 entreprises exposantes : «ce SARA 2025 est un franc succès tant par les chiffres enregistrés que par les accords signés. Il témoigne une fois de plus de l’importance croissante de ce salon dans le paysage agricole africain», s’est félicité Dr. Nohoun Coulibaly, Directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières.

Les rideaux sont tombés sur la 7ème édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA) ce 1er juin 2025. Cette 7e édition entre dans les annales par ses chiffres records. Elle met aussi au premier rang, les petits producteurs, qui sortent gagnants d’une édition faste. La Chine était l’invité d’honneur de  l’édition 2025

Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte particulier, marqué par une flambée des cours mondiaux du cacao. Depuis 2024, les prix ont franchi le seuil des 10 000 dollars la tonne sur les marchés à terme, avec des prix oscillant entre 8 000 et 10 000 dollars en mars dernier. Cette envolée s'explique par une forte demande asiatique et une offre en recul dans une Afrique de l'Ouest fragilisée par des conditions climatiques défavorables. Depuis 2011, le prix payé aux planteurs a plus que doublé.

En Côte d’Ivoire, le prix bord champ du cacao a été relevé à 2 200 FCFA/kg pour la campagne intermédiaire 2024-2025, soit une hausse de plus de 22 % en comparaison au prix de 1800 FCFA/kg fixé pour la campagne précédente. L’annonce qui a été faite le 2 avril dernier à Abidjan lors d’une cérémonie officielle, a ét é saluée par les représentants du secteur agricole.

La première journée, le mardi 7 mai, est consacrée aux bourses africaines de matières premières agricoles et au lancement de la BMPA-CI de Côte d'Ivoire, qui en est actuellement à la dernière étape de sa phase pilote. Sous la forme d'un atelier, elle propose des discussions en panel, des exposés et des sessions interactives avec des experts du secteur, des régulateurs et des autorités. La BMPA-CI est la première bourse des matières premières agricoles de l'UEMOA et servira de modèle pour la mise en place de la Bourse régionale des matières premières agricoles de l'UEMOA, intégrant les huit pays de la sous-région.

Suite à ses deux premières incursions à la conquête des investisseurs étrangers en Afrique du Sud, à New York et à Londres en 2015 et 2018, le roadshow BRVM Investment Days est de retour dans la capitale économique sud-africaine, Johannesburg, le mardi 7 mai, promettant deux jours de dialogue stratégique sur les opportunités d'investissement en Afrique de l'Ouest, accueillis par la Johannesburg Stock Exchange. Des opportunités d’investissement et une nouvelle bourse des matières premières agricoles seront aux premières loges de cette rencontre

Les principales raisons qui ont justifié cette hausse historique des prix sont les maladies de cacaoyers et des prévisions de conditions météorologiques défavorables, qui ont poussé les acheteurs à anticiper sur un risque sérieux de baisse de l’offre en cacao, et ont donc commencé à augmenter les prix auxquels ils souhaitent sécuriser les approvisionnements futurs.

La décision était attendue au vu de la flambée des cours du cacao à l’international. Le ministre ivoirien de l'Agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, a annoncé mardi 2 avril, la hausse de 50%, à 1.500 FCFA, soit 2,47 dollars/kg, du prix garanti aux producteurs de cacao, pour la petite saison des récoltes, qui a débuté ce mois d'avril.

Alors qu’en Côte d’Ivoire, les expéditions de cacao vers les principaux débouchés à l’export ont baissé de 39 % entre le 1er octobre et le 4 février à 1 million de tonnes, ceux du Ghana ont chuté de 35 % à 341.000 tonnes entre septembre 2023 et janvier dernier.

Depuis le début de l’année, les cours du cacao qui affichaient 5.429 dollars la tonne mercredi 7 février, marquent une hausse spectaculaire de près de 29 %. A l’effet rattrapage, cette embellie est alimentée par les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.