Depuis le début de l’année, les cours du cacao qui affichaient 5.429 dollars la tonne mercredi 7 février, marquent une hausse spectaculaire de près de 29 %. A l’effet rattrapage, cette embellie est alimentée par les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.
Les cours du cacao négociés à l’ouverture à New York durant la journée du 7 février, à 5.429 dollars la tonne. Il s’agit d’un nouveau sommet qui s’approche des prix atteints en juillet 1977 (5.379 dollars) au plus fort de la flambée des matières premières. Le cacao a clôturé la séance autour de 5.410 dollars, soit une hausse de près de 110 % par rapport à 2023.
Il s’agit d’une nouvelle illustration de la persistance des inquiétudes des marchés face à la perspective de la baisse de la production de cacao en Afrique de l’Ouest, en Côte d’Ivoire et au Ghana, essentiellement. Après les pluies abondantes qui ont provoqué des maladies comme celles des cabosses noires à quelques mois du démarrage de la campagne 2023/2024, les plantations subissent les vents secs de l’Harmattan.
Ces perturbations climatiques impactent la productivité des arbres déjà affectés par le virus du Swollen Shoot et plombent l’exportation. Alors qu’en Côte d’Ivoire, les expéditions de cacao vers les principaux débouchés à l’export ont baissé de 39 % entre le 1er octobre et le 4 février à 1 million de tonnes, ceux du Ghana ont chuté de 35 % à 341.000 tonnes entre septembre 2023 et janvier dernier.
Il est désormais acquis que la campagne 2023/2024 sera la 3è année consécutive de déficit, ce qui augmente l’hypothèse d’une contraction substantielle de l’offre sur le marché mondial de cacao.
D’après l’agence Reuters qui a réalisé un sondage auprès de négociants et analystes, la campagne 2024/2025 pourrait afficher un déficit de 135.000 tonnes contre un trou de 375.000 tonnes de cacao anticipé en 2023/2024.





Côte d’Ivoire

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