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Le fait qu’Ofori-Atta soit en fuite est une circonstance aggravante pour la justice. Le Bureau du procureur spécial avait donné à l’ancien argentier du pays jusqu'au 2 juin pour se présenter afin de répondre aux enquêteurs sur les soupçons qui pèsent sur lui. Son absence est «un affront aux institutions et à la justice du pays,» a tempêté le procureur spécial qui prévient que toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises afin qu’il vienne répondre devant la justice des actes présumés qui lui sont reprochés.

A l’occasion d’un brief à la presse avant-hier lundi 2 juin, le procureur spécial du Ghana, Kissi Agyebeng, a confirmé que l’ancien ministre des Finances, Ofori-Atta était activement recherché par la justice. Pour n’avoir pas répondu à la convocation de l’organe chargé des enquêtes sur les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, il est dorénavant considéré comme un fugitif.

Selon la presse ghanéenne qui commente en long et en large la décision de supprimer le visa pour tous les ressortissants africains, cette mesure s'inscrit dans l'engagement pris par le président Nana Akufo-Addo lors des Dialogues sur la prospérité en Afrique tenus en janvier 2024. Le chef de l’Etat ghanéen avait alors déclaré vouloir introduire une politique de libre circulation pour les citoyens de toutes les nations africaines. Il avait justifié sa démarche par les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui vise à créer un marché unique et homogène sur le continent.

Le geste posé par le chef de l’Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo, juste avant de passer le relais en janvier à son successeur élu, restera dans les annales. Il a approuvé le mercredi 25 décembre, l'entrée sans visa au Ghana pour tous les Africains, à partir de 2025. Le Ghana rejoint ainsi le Rwanda, les Seychelles, la Gambie et le Bénin qui avaient pris des mesures similaires

Cette initiative intervient après l'échec de plusieurs tentatives, dont la plus récente, menée sous l'administration précédente, avait abouti à un accord avec Ashanti Airlines en 2022, mais qui est resté sans lendemain. Bien auparavant, des tractations avaient eu lieu avec Ethiopian Airlines et EgyptAir, mais toujours sans résultat. Depuis la disparition de Ghana Airways en 2004 et la débâcle de Ghana International Airlines en 2010, le pays n’a plus de pavillon national, sa connexion avec le reste du monde étant assurée par les compagnies européennes et du Golfe.

Si les résultats officiels de l’élection présidentielle sont attendus d’ici quarante-huit heures, les tendances des scrutins présidentiel et législatif du weekend dernier au Ghana ne laissent plus aucun doute. L’avance décisive du parti d’opposition le Congrès démocratique national (NDC) est telle, que son candidat à la présidentielle John Dramani Mahama, sera proclamé officiellement vainqueur. Le NDC devrait également remporter la législative qui s’est déroulée simultanément à l’élection présidentielle

«Nos deux pays doivent œuvrer conjointement, et en relation avec les autres pays de la région, pour une accélération des réformes et la mise en œuvre des politiques de convergence, en vue de renforcer notre coopération monétaire et financière. Ceci permettra l’avènement de l’Eco, la monnaie unique que les populations d’Afrique de l’Ouest attendent depuis fort longtemps», a-t-il insisté. Alassane Ouattara espère faire aboutir la monnaie unique «au plus tard en 2026» soulignant au passage que son pays sera en ligne avec les critères de convergence dès l’année prochaine (ndlr : 2025). Au vu des obstacles et des difficultés à franchir, notamment en matière de convergence, peu d’observateurs dans la région sont aussi optimistes que le chef de l’Etat ivoirien.

Les Etats de la CEDEAO avaient renvoyé la création effective de la monnaie unique à 2027, mais les conditions économiques et politiques sont encore loin d’être réunies. Pour autant, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, est convaincu que la mise en place de l’«ECO» peut être initiée avec un groupe de pays «pionniers» qui serviraient de lièvres à ceux qui hésitent encore et ceux qui n’auraient pas encore rempli les conditions

L'accouchement législatif aura duré près de 30 ans : une première version de la loi avait été présentée au parlement en 1998, puis plusieurs autres ensuite, sans être jamais adoptées. Les deux principaux partis politiques du Ghana, le New Patriotic Party (NPP, au pouvoir) et le National Democratic Congress (NDC, opposition), ont annoncé dans leurs récents programmes de campagne des mesures visant à promouvoir l'égalité des sexes dans la fonction publique, l'éducation, le système judiciaire et d'autres secteurs stratégiques une fois au pouvoir. Le NDC a promis de créer une banque de développement pour les femmes offrant des prêts à faibles taux aux entreprises qu'elles dirigent et détiennent. Le NPP a lui promis de créer un Fonds d'autonomisation du commerce des femmes (WoTEF) pour soutenir les entreprises détenues par des femmes.

L'adoption définitive d'une loi sur l'égalité des genres au Ghana, près de 30 ans après avoir été envisagée pour la première fois, porte la promesse d'un changement sociétal qui permettra aux Ghanéennes d'occuper plus de postes à responsabilités

Sur un air presque jubilatoire, le gouvernement ghanéen a annoncé ce mercredi 12 juin, avoir trouvé un accord avec ses créanciers officiels. «Le gouvernement a le plaisir d’annoncer qu’un accord a été trouvé pour un mémorandum d’entente avec le comité des créanciers officiels concernant le traitement de la dette convenu en janvier 2024. Ce mémorandum marque une étape cruciale dans le processus de restauration de la soutenabilité de la dette du pays », précise le communiqué publié par le ministère des Finances.

Au bord du gouffre, et au terme de longues tractations, le gouvernement ghanéen a évité de justesse une grave crise en signant un accord de restructuration de la dette avec ses principaux créanciers, membres du Club de Paris. Ce deal devrait permettre au Ghana de mobiliser un prêt de 360 millions de dollars du FMI, un déblocage qui était suspendu à ce deal