A l’occasion d’un brief à la presse avant-hier lundi 2 juin, le procureur spécial du Ghana, Kissi Agyebeng, a confirmé que l’ancien ministre des Finances, Ofori-Atta était activement recherché par la justice. Pour n’avoir pas répondu à la convocation de l’organe chargé des enquêtes sur les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, il est dorénavant considéré comme un fugitif. Le fait qu’Ofori-Atta soit en fuite est une circonstance aggravante pour la justice
Le Bureau du procureur spécial avait donné à l’ancien argentier du pays jusqu’au 2 juin pour se présenter afin de répondre aux enquêteurs sur les soupçons qui pèsent sur lui. Son absence est «un affront aux institutions et à la justice du pays,» a tempêté le procureur spécial qui prévient que toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises afin qu’il vienne répondre devant la justice des actes présumés qui lui sont reprochés. Un mandat d’arrêt international est déjà lancé contre l’ancien ministre des Finances qui fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Pour justifier son absence, la défense de l’ancien ministre aurait invoqué des raisons médicales, affirmant qu’il était en traitement aux Etats-Unis et ne pouvait pas se rendre au Ghana. Un argument qualifié de «bobard» par les autorités.
Ken Ofori-Atta, ministre des Finances de 2017 à 2024, fait l’objet d’une enquête pour avoir supposément causé des pertes financières à l’Etat dans cinq transactions : les contrats d’assurance des revenus pétroliers et miniers, la résiliation de contrats d’électricité, le projet de Cathédrale nationale, l’accord sur les ambulances, et le Fonds fiscal de l’Autorité fiscale du Ghana, l’équivalent de la Direction Générale des Impôts.





Ghana
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)




