A l’occasion d’un brief à la presse avant-hier lundi 2 juin, le procureur spécial du Ghana, Kissi Agyebeng, a confirmé que l’ancien ministre des Finances, Ofori-Atta était activement recherché par la justice. Pour n’avoir pas répondu à la convocation de l’organe chargé des enquêtes sur les affaires de corruption et de détournement de deniers publics, il est dorénavant considéré comme un fugitif. Le fait qu’Ofori-Atta soit en fuite est une circonstance aggravante pour la justice
Le Bureau du procureur spécial avait donné à l’ancien argentier du pays jusqu’au 2 juin pour se présenter afin de répondre aux enquêteurs sur les soupçons qui pèsent sur lui. Son absence est «un affront aux institutions et à la justice du pays,» a tempêté le procureur spécial qui prévient que toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises afin qu’il vienne répondre devant la justice des actes présumés qui lui sont reprochés. Un mandat d’arrêt international est déjà lancé contre l’ancien ministre des Finances qui fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Pour justifier son absence, la défense de l’ancien ministre aurait invoqué des raisons médicales, affirmant qu’il était en traitement aux Etats-Unis et ne pouvait pas se rendre au Ghana. Un argument qualifié de «bobard» par les autorités.
Ken Ofori-Atta, ministre des Finances de 2017 à 2024, fait l’objet d’une enquête pour avoir supposément causé des pertes financières à l’Etat dans cinq transactions : les contrats d’assurance des revenus pétroliers et miniers, la résiliation de contrats d’électricité, le projet de Cathédrale nationale, l’accord sur les ambulances, et le Fonds fiscal de l’Autorité fiscale du Ghana, l’équivalent de la Direction Générale des Impôts.





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