Si les résultats officiels de l’élection présidentielle sont attendus d’ici quarante-huit heures, les tendances des scrutins présidentiel et législatif du weekend dernier au Ghana ne laissent plus aucun doute. L’avance décisive du parti d’opposition le Congrès démocratique national (NDC) est telle, que son candidat à la présidentielle John Dramani Mahama, sera proclamé officiellement vainqueur. Le NDC devrait également remporter la législative qui s’est déroulée simultanément à l’élection présidentielle
Signe de la maturité et de la normalité démocratique de ce pays qui en est à sa quatrième alternance depuis l’année 2000, c’est le principal adversaire de John Mahama, le vice-Président Mahamudu Bawumia et dauphin du Président sortant Nana Akufo-Addo, qui a annoncé la victoire de son adversaire, concédant publiquement sa défaite et félicitant Mahama, qui affirme avoir reçu un appel téléphonique de son «frère» John Mahama retrouve le fauteuil présidentiel après l’avoir occupé entre 2012 et 2017. Ce geste, en ligne avec la tradition démocratique du Ghana, renforce l’image du pays comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest. Ironie de l’histoire, c’est un militaire putschiste, John Jerry Rawlings qui avait posé les fondations de la démocratie ghanéenne.
Pour les observateurs politiques, l’issue du scrutin était prévisible, au regard des critiques ciblant le gouvernement depuis plusieurs mois, et l’effondrement du pouvoir d’achat des ménages. Après avoir critiqué avec véhémence et juré qu’il ne sollicitera jamais le FMI, le Président sortant a dû accepter mi-2023 un prêt de 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international, pour faire face à l’inflation et à la crise de la dette.
Tous les observateurs internationaux du scrutin, de la Cedeao à l’Union africaine en passant par l’Union européenne, ont relevé que les élections se sont bien déroulées, avec une organisation qui a été saluée.
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