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Pétrole, les Saoudiens veulent tuer les Américains

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ministre saoudien du pétrole

Ali al-Nouaïmi, ministre saoudien du pétrole

Pour la première fois depuis quatre ans, le pétrole cote sous la barre des 80 dollars. En effet, jeudi 13 novembre devient une date charnière dans l’évolution récente des cours du pétrole et dans l’économie mondiale. Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, valait 79,67 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 71 cents par rapport à la clôture de mercredi12 novembre.

Dans la matinée, la référence européenne du brut avait même chuté jusqu’à 79,35 dollars, son plus bas niveau depuis le 29 septembre 2010.

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Sur le marché de New-York, Nymex, également, le baril de « light sweet crude » pour la même échéance cotait 76,89 dollars.

Aujourd’hui, le pétrole se trouve à un vrai tournant du fait des forces en présence qui semblent mener un bras de fer qui ne dit pas son nom. Les Saoudiens continuent de maintenir leur niveau de production, afin de garder les prix à un niveau anormalement bas. Il s’agit d’une décision qui est loin d’être anodine. En effet, la baisse des prix empêchera les Américains de rentabiliser leurs investissements pour l’exploitation du gaz de schiste.

L’Arabie Saoudite est suivie dans sa stratégie par l’ensemble des pays de l’OPEP dont les instances régulatrices ne montrent aucune intension de baisser la production.  D’ailleurs, ces dernières semaines, le « gendarme » de l’OPEP n’a pas signalé la moindre intention de le faire. Au contraire, la Saudi Aramco a choisi, le 4 novembre, de réduire ses prix pour conserver ses parts de marché.

« Les discussions sur une guerre des prix relèvent d’un malentendu – délibéré ou non – et n’ont aucun fondement dans les faits », a déclaré, mercredi le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, dans un discours à Acapulco (Mexique).

 Selon les experts, la décision saoudienne pourrait être une réponse au boom du pétrole et du gaz de schiste aux États-Unis, qui rend le baril de brut moins compétitif.

 Nicolas Doze s’est penché sur les principales causes de la forte chute du rouble et ses impacts sur l’économie russe. En cause, les sanctions économiques de l’UE et des États-Unis contre la Russie, la très forte baisse des prix du baril de pétrole et la décision de la banque centrale russe de renoncer à soutenir le rouble.

 Mais, pour les experts de Goldman Sachs, la baisse du prix du brut devrait se poursuivre et il faudrait anticiper un baril de West Texas Intermediate à 70 dollars au deuxième trimestre 2015.

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