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Présidentielle américaine : Quels enjeux pour l’Afrique ?

presidentielle americaineLes primaires, opposant démocrates et républicains, pour la présidentielle américaine de novembre 2016, battent leur plein depuis le 1er février. Les candidats en course pour la Maison Blanche ne sont pas vus de la même manière dans une Afrique résolument tournée vers l’Europe après plus d’un demi-siècle d’indépendance. Les enjeux économiques et politiques sont pourtant évidents.

Dans la gouvernance planétaire, Américains et Européens accordent souvent leurs violons pour imposer leurs vues au reste du monde. L’élection d’une ou d’un démocrate (Hillary Clinton ou Bernie Sanders) est, dans cette optique, de même équivalence que celle d’un républicain (Donald Trump ou un autre). 

Pour l’Afrique, la position américaine sur la marche de la démocratie compte certainement plus que les considérations d’ordre économique ou sécuritaire. L’enjeu, c’est de jauger alors l’état d’esprit de celui qui va prendre les clés de la Maison Blanche après Obama. Les chefs d’Etat africains candidats à un troisième mandat ou plus, prient certainement pour la victoire de Madame Clinton qui est susceptible de continuer la présidence, plutôt modérée, de Barack Obama. 

Françoise Coste, l’auteure de « La présidence des Etats-Unis de 1933 à 2006 » distingue deux options : «est-ce que l’on est dans une approche de continuité rhétorique et, dans les faits, de réforme modérée pour essayer de ne pas se mettre à dos le Congrès qui sera républicain ? » On est là dans un réalisme électoral. On reste dans le cadre d’une politique intérieure dont les effets sur les relations internationales sont moins évidents qu’on ne le pense. Ce qui compte pour les électeurs américains, c’est moins la sécurité en Afrique ou la faim qui menacent des millions de vies humaines, mais bien le sort réservé à «l’Obamacare », la réforme de la santé, objet d’une bataille rangée au Congrès. Signée en 2010 par le chef de l’Exécutif américain, elle n’entrera en vigueur qu’en 2014.

Côté républicainl’Afrique a toutes les raisons d’avoir peur. Les résultats que réalise Donald Trump, le très exubérant milliardaire qui snobe aussi bien ses détracteurs au sein de son propre camp que Fox News, font de lui le probable futur candidat du parti de l’éléphantIcil’enjeu est très clairC’est la crédibilité des idéaux américains qui sont en jeuL’Afrique n’a rien à attendre d’un candidat supposé être proche des suprématistes blancsparfois jusqu’à l’absurde. Sans lobbies pour influer sur le cours de la présidentielle américaine de novembre prochain, elle doit invoquer ses dieux pour que Trump ne s’impose comme le «champion» des républicains.

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