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Quand l’Inde fait les yeux doux sur fond de rivalité

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C’est dans un contexte de rush des investisseurs multiformes vers l’Afrique que l’Inde reprend du poil de la bête. La tenue du 3e Sommet indo-africain du 26 au 30 octobre dernier a été l’occasion pour ce pays-continent, peuplé de 1,21 milliard d’âmes, d’afficher ses nouvelles ambitions pour l’Afrique, le continent de presque toutes les ressources naturelles.

sommet-new-delhiPour cette 3e rencontre au sommet, New Delhi a dû déployer une véritable offensive diplomatique réussissant à faire déplacer une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains. Cet effort semble une réelle déclaration d’intention du pays de Mahatma Gandhi de se faire compter désormais parmi les gros investisseurs en Afrique. Et New Delhi n’est pas allé par le dos de la cuillère pour faire comprendre qu’elle a les moyens de sa politique en annonçant au terme de ce rendez-vous historique un plan d’investissement de 100 milliards de dollars sur cinq années à travers un «Fonds indien pour le développement de l’Afrique».

Nul doute qu’un tel coup d’éclat est un double message à la fois, à son grand rival chinois et aux partenaires traditionnels africains. Il faut le dire, l’Inde qui a un passé historique avec le continent africain depuis la conférence de Bandung de 1955 nouant des liens de coopération dans le cadre du mouvement des non-alignés n’a pas encore, jusqu’à présent, réussi à marquer son territoire.

Voyant son voisin chinois étendre ses tentacules jusqu’à faire bouger les lignes dans des pré-carrés des anciennes puissances coloniales, l’Inde se résout de repenser sa stratégie de conquête de nouveaux débouchés sur le continent.

En plus de pouvoir tirer profit, de par son appartenance aux BRICS, la forte présence des dirigeants africains à ce 3e Sommet devra lui permettre de se faire de nouveaux amis tout en cherchant à mieux convaincre les Africains avec des plans de partenariats gagnants-gagnants dans des secteurs aussi stratégiques qu’innovants.

Le Sous continent indien qui a épaté le monde avec sa révolution verte pourrait par exemple renforcer sa présence dans un continent considéré comme un scandale géologique mais qui n’arrive toujours pas à assurer entièrement sa sécurité alimentaire. Le désenclavement, le développement de la technologie de l’information, l’industrialisation sont aussi autant de domaines que cette grande nation et l’Afrique ne manqueront pas de prospecter.

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