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Raffinage du pétrole: le pari fou d’Aliko Dangote

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Ce n’est peut-être pas le bon moment pour essayer de convaincre les investisseurs à miser dans une raffinerie de pétrole au vu des pertes énormes cumulées cette année par l’ensemble des industries du secteur. Par exemple, les deux géants chinois : SinoPec et Petro China affichent des pertes semestrielles pour la première fois depuis 20 ans.

Mais quand on s’appelle Aliko Dangote, on peut se permettre de ramer à contre-courant surtout s’il s’agit de venir à bout d’un paradoxe qui caractérise le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, mais plus gros importateur de produits raffinés. En effet, alors que Lagos peut produire jusqu’à 2,3 millions de barils par jour, le pays importe jusqu’à 7 milliards de dollars US en carburant.

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C’est pour résoudre cette incongruité que Dangote envisage d’investir jusqu’à 15 milliards de dollars US, soit 2 milliards de plus que la fortune personnelle nette du richissime capitaine d’industrie nigérian. Cette unité pétrochimique devrait pouvoir traiter jusqu’à 650.000 barils par jour soit un peu moins du tiers de la production du pays qui est actuellement entièrement exportée brute.

Dangote, raffinerie de pétrole, Nigeria, Les autorités nigérianes qui sont les premières à soutenir un tel projet estiment à 70.000 le nombre d’emplois directs et indirects qui seront créés grâce à ce projet d’envergure.

Ce projet est évidemment salué par beaucoup d’analystes qui y voient une manière de révolutionner l’industrie sur un continent si abondamment doté en matières premières, mais dont la plupart des produits transformés consommés localement sont importés.
Le Nigeria a essayé à plusieurs reprises de créer des industries de raffinage ou des aciéries afin de valoriser son pétrole.

A chaque fois, le géant ouest-africain se heurte à un échec. C’est le cas de ses quatre raffineries d’Etat qui sont actuellement fermées, officiellement pour une mise à niveau. Quant au projet d’aciérie d’Ajaokuta, il n’a jamais permis de produire la moindre barre d’acier, alors qu’il a englouti la rondelette somme de 5 milliards de dollars depuis la fin des années 1970.

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