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L’heure des comptes a sonné pour cinq ex-ministres de Macky Sall

L’Assemblée nationale sénégalaise examine ce jeudi 8 mai, une demande de la justice visant le renvoi devant la Cour spéciale de Justice de cinq anciens ministres sous Macky Sall, accusés de malversations présumées liées à la gestion d’un fonds anti-Covid. Ces procédures, rares dans ce pays, sont ouvertes à l'Assemblée nationale, largement contrôlée par le parti au pouvoir, le Pastef, qui prône une rupture avec la gestion de ses prédécesseurs. Le chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, a promis de lutter contre la corruption, et son régime a lancé plusieurs enquêtes contre des responsables de gouvernements de l'ex-président Macky Sall (2012-2024)

«Dans les semaines à venir, il sera proposé à votre auguste assemblée un projet de loi abrogeant la loi d'amnistie adoptée le 6 mars 2024 par la précédente législature», a indiqué Sonko lors de son discours de plus de deux heures. Lorsqu'il a été interrogé sur le choix du terme «abroger» plutôt que «rapporter», Sonko a expliqué qu'il s'agissait de retirer de la loi ce qui ne devait pas y figurer.

La loi d'amnistie, adoptée à la fin du mandat de Macky Sall et qui efface les actes liés aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024, sera révisée, a annoncé le Premier ministre Ousmane Sonko vendredi. Ce dernier s’exprimait devant les députés lors de sa déclaration politique générale, attendue depuis plusieurs mois

Ces élections législatives anticipées ne sont en réalité que la suite logique de la conquête du pouvoir par le duo Diomaye- Sonko actée le 25 mars dernier par la reconnaissance du candidat du pouvoir, Amadou Ba, de sa défaite avant même la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel ! Dès l’annonce officielle des résultats de la présidentielle, on savait qu’il fallait rebattre les cartes, une cohabitation en Afrique, comme celles que la France a connue, étant quasiment impossible.

Les Sénégalais s’apprêtent à revivre, en novembre prochain, une élection dont l’importance ne le cède en rien à celle d’il y a quelques mois qui a porté à la présidence de la République Bassirou Diomaye Faye et, au Premier ministère, son mentor Ousmane Sonko. En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, le 12 septembre dernier, le Président sénégalais joue à quitte ou double, en essayant d’aligner les astres en se donnant la possibilité d’arracher la majorité au parti de l’ancien Président Macky Sall et de pouvoir ainsi engager, en toute sérénité, les réformes qui ont permis au Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) de séduire 54% des Sénégalais