« L’efficacité énergétique est l’un des moyens les plus concrets de réduire les émissions tout en diminuant les coûts », souligne Gunilla Nilsson, directrice des investissements et responsable Énergie et Climat chez Swedfund, qui cite parmi les solutions visées une cuisson plus propre, des logements et des transports plus économes en énergie.
Combler un déficit de financement de long terme
L’opération répond à un goulot d’étranglement bien connu : alors que la demande énergétique africaine continue de croître, de nombreuses entreprises du secteur ne disposent pas de financements adaptés à leurs besoins d’investissement à long terme. Ce manque freine le déploiement à grande échelle de solutions capables de réduire les émissions, d’alléger les coûts et d’améliorer la fiabilité des services essentiels.
En investissant aux côtés d’autres investisseurs publics et privés, Swedfund entend aussi jouer un rôle de catalyseur pour mobiliser des capitaux supplémentaires vers ces solutions.
Un fonds déjà actif dans 17 pays
Africa Go Green n’en est pas à ses premiers pas : le fonds a déjà financé près de 30 projets dans 17 pays africains et il élargit désormais ses activités de prêt. Le renfort de Swedfund accroîtra sa capacité à accompagner des entreprises capables d’apporter des bénéfices climatiques significatifs, mais qui peinent souvent à emprunter à des conditions avantageuses.
Qui sont les acteurs ?
Africa Go Green Fund est un fonds panafricain de financement par emprunt dédié à la réduction des émissions de gaz à effet de serre — efficacité énergétique industrielle, bâtiments écologiques, transports propres, électroménager sobre.
Créé par la banque publique allemande KfW, il est géré par Cygnum Capital, banque d’investissement et société de gestion d’actifs présente en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient.
De son côté, Swedfund, société publique rattachée au ministère suédois des Finances, poursuit sa mission de réduction de la pauvreté par des investissements durables dans le secteur privé, dans le cadre de l’Agenda 2030 et de l’Accord de Paris sur le climat.





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