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L’admission des trois pays repose sur leur engagement politique à mettre pleinement en œuvre les obligations liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération (LBC/FT/FP), indique un communiqué du GIABA.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), tenue récemment à Abuja, a approuvé l'admission du Burkina Faso, du Mali et du Niger comme membres hors-CEDEAO du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Dans un communiqué publié mardi, la CEDEAO indique que la 2è réunion extraordinaire du Comité ministériel du GIABA, tenue récemment à Accra (Ghana), "s’est conclue par une décision majeure : permettre aux trois pays du Sahel ayant quitté la CEDEAO d’adhérer au Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en tant que membres non-CEDEAO."

La Communauté Économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a approuvé l’adhésion des trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES) à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger au Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) en tant que membres non-CEDEAO

Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

Le Forum vise à améliorer le commerce intra-africain et soutenir le commerce global de l’Afrique avec le reste du monde en s’alignant sur les normes internationales en matière de conformité afin de renforcer la crédibilité et de créer un commerce global sûr’’, a souligné le directeur de la conformité d’Afreximbank, Idrissa Diop, cité par le communiqué.

Un Forum international sur la conformité et la transparence dans les transactions commerciales et financières en Afrique se tiendra du 4 au 6 septembre prochains à Dakar, à l’initiative de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) Initié en partenariat avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), ce forum tend à améliorer le commerce global en Afrique et à s’aligner sur les normes internationales de réglementation et de conformité, indique un communiqué des organisateurs

"C'est un projet de trois années, financé par la BAD, qui viendra avec des ressources supplémentaires d'un montant de 5 millions dollars, soit plus de 3 milliards de francs CFA pour faciliter la tâche au GIABA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le blanchissement d'argent," a déclaré Edwin W. Harris, Directeur général du GIABA, lors de la cérémonie de lancement du projet.

Un projet de renforcement des capacités dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans les Etats en transition de l'Afrique de l'Ouest a été lancé, jeudi 18 avril à Dakar, sous l'égide du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) et de la Banque africaine de développement (BAD)