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Cette évolution révèle un changement profond dans la stratégie d’infrastructure numérique des grandes plateformes. La bataille pour la connectivité africaine ne se joue plus uniquement au fond des océans, mais désormais au cœur même du Continent.

Discrètement, Google et Meta préparent la prochaine bataille des infrastructures numériques en Afrique. Après les méga-câbles sous-marins Equiano et 2Africa, les géants américains se tournent vers les réseaux terrestres pour acheminer le haut débit au cœur du Continent, déclenchant une compétition entre opérateurs panafricains pour capter ces nouveaux marchés

Les autorités congolaises n’y sont pas allées du dos de la cuillère. Elles accusent le groupe télécoms sud-africain MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet sur le territoire national. Dans un communiqué daté du mercredi 11 février, l’Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications cite les villes de Goma et Rutshuru à l’est du pays, situées pas loin de la frontière avec le Rwanda où MTN est présent.

Le groupe des télécoms sud-africain n’opère pas en République démocratique du Congo, mais il est actif dans plusieurs pays frontaliers de la RDC dont le Rwanda, l’Ouganda, la Zambie, le Soudan du Sud et le Congo-Brazzaville. Le chevauchement des frontières du signal de couverture des opérateurs télécoms empoisonne les relations entre les telcos et plusieurs Etats africains.

C’est un nouveau coup dur pour le groupe Maroc Telecom qui ne s’attendait sans doute pas à un ticket aussi élevé du renouvellement de sa licence. Quelques semaines seulement après avoir payé une amende colossale de plus de 550 millions d’euros à Inwi (troisième opérateur mobile au Maroc) au terme d’une longue bataille devant la justice marocaine, il doit à nouveau mobiliser beaucoup de cash. Le ministre malien de l’Economie fixe au management de la Sotelma un calendrier strict pour le paiement du renouvellement de la licence : 80 milliards de francs CFA d'ici au 20 octobre, 40 milliards au 31 décembre, et la dernière tranche de 40 milliards le 31 mars 2025 au plus tard. Cela représente 160 milliards de francs CFA. En 2017, Orange n'avait déboursé que 100 milliards pour le renouvellement de sa propre licence. Celle de la Sotelma, acquise en 2009 par le groupe Maroc Telecom lors de la privatisation de l'entreprise, expire cette année.

Dans une note du 14 octobre signée par le ministre de l’Economie, Alousseni Sanou, les autorités maliennes somment Sotelma, filiale du groupe Maroc Telecom, de régler 245 millions d’euros (160 milliards de francs CFA) pour le renouvellement de sa licence. Faute de quoi, la société pourrait se voir interdire de continuer son activité. Deux opérateurs opèrent actuellement sur le marché télécoms au Mali : Orange et Malitel dont la filiale du mobile (Sotelma) est plus connue sous la marque commerciale Moov Africa

L’infrastructure numérique : un défi à relever

"Lorsqu'un produit est gratuit, le produit, c'est vous. Cette maxime a longtemps été utilisée pour expliquer (et mettre en garde contre) le modèle économique de Google et YouTube (Alphabet), Facebook et Instagram (Meta), et la plateforme chinoise TikTok, parmi divers autres réseaux sociaux, applications et services de contenu.