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Ce n’est d’ailleurs pas le seul exemple. On voit non seulement de grosses compagnies prêtes à dévorer de plus petites, mais on constate également que des opérateurs de bonne taille recherchent à se faire racheter par de plus gros. ITA s’est revendu à Lufthansa, SAS est en passe de se faire absorber par le groupe Air France/KLM et TAP fait les yeux doux aux trois majors européens. Que cherchent les acteurs dans cette volonté de rapprochement même si les uns et les autres n’en ont pas vraiment besoin.

Je me pose cette question chaque fois que je vois une compagnie en racheter une autre. C’est peut-être la règle de la vie mais, pour tout dire, je n’en vois pas toujours l’utilité. Dernièrement la compagnie turque Pegasus Airlines a acheté le transporteur national tchèque Czech Airlines après avoir d’ailleurs par le passé acquis la «low costs» de ce pays : Smart Wings. Certes le transporteur turc se porte bien et son gouvernement fait tout pour développer son transport aérien à la notable différence avec les autorités européennes.

 Carsten Spohr, PDG du Groupe Lufthansa

C’est fait, le Groupe Lufthansa vient de boucler l’achat de 41% des actions de la compagnie ITA Airways (Italia Transporto Aereo SpA) pour un montant de 325 millions d’euros, et ce n’est qu’une première étape car le groupe allemand détient le droit de racheter la totalité du capital pour une valeur totale de 829 millions d’euros. C’est un coup de maître auquel d’ailleurs je ne croyais pas. Je misais sur le nationalisme italien et la fierté des Romains ajoutés à la bonne santé du successeur de feue Alitalia

Ce secteur d’activité est par essence très fragile et cette faiblesse n’épargne personne y compris les très grands transporteurs. Faut-il rappeler que les 3 plus grands groupes américains et donc mondiaux : Delta Air Lines, United Airlines et American Airlines sont passés eux aussi par la voie du Chapter 11 qui leur a permis de se redresser au prix de colossaux efforts et du licenciement de dizaines de milliers de salariés. SAS et Avianca pour n’en citer que deux n’ont dû leur salut qu’à l’utilisation de ce même moyen.

Le sujet revient régulièrement dans l’actualité dès qu’une nouvelle faillite est prononcée à l’encontre d’une compagnie aérienne.C’est cette fois-ci le cas d’Air Belgium qui va laisser 11000 clients sans solution sauf à acheter un billet sur un autre transporteur. Et même depuis 2023, année faste s’il en fut dans le transport aérien, plusieurs dizaines de compagnies aériennes ont dû cesser leur activité