La banque américaine Citigroup accélère la réorganisation de sa franchise internationale. Avec l’arrivée de Karim Tannir à la tête de la région Moyen-Orient et Afrique et la nomination d’Ebru Pakcan comme directrice des opérations des franchises internationales, le groupe renforce son positionnement sur les flux transfrontaliers, la performance opérationnelle et la gestion des risques.
Citi poursuit l’ajustement de son organisation mondiale avec une série de nominations stratégiques effectives à partir d’août, réparties entre Londres et Dubaï. Pièce maîtresse de ce dispositif, Karim Tannir prend les rênes de la région Moyen-Orient et Afrique (MEA) ainsi que des activités bancaires, avec pour mission de piloter une zone couvrant 59 marchés.
Fort de plus de 30 ans d’expérience, il aura la charge de définir et déployer la stratégie clients, soutenir la croissance régionale et entretenir le dialogue avec les régulateurs et les parties prenantes. Reconnu pour la solidité de ses relations dans les sphères publiques et privées, il incarne une combinaison d’expertise locale et de vision globale.
Un parcours marqué par les grandes institutions financières
Avant de rejoindre Citi, Karim Tannir occupait des fonctions de premier plan chez HSBC, où il supervisait le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et la Turquie. Il a également passé plus de 25 ans au sein de J.P. Morgan, occupant notamment des postes de direction en région EMEA.
Son parcours illustre une maîtrise complète des métiers bancaires : financement, marchés de capitaux, conseil stratégique et management régional.
Ebru Pakcan à la manœuvre opérationnelle
Dans le même mouvement, Ebru Pakcan est nommée directrice des opérations (COO) des franchises internationales et historiques. Elle aura pour mission de renforcer l’efficacité opérationnelle, la gouvernance et la rationalisation des activités, tout en soutenant le développement des segments stratégiques.
Jusqu’ici à la tête de la région MEA, elle a conduit une phase de croissance à deux chiffres et consolidé la position de Citi comme acteur de premier plan au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale. Son expérience couvre notamment le trade finance, les paiements et les solutions de trésorerie.
De son côté, Mary McNiff, qui quitte ses fonctions de COO, conserve un rôle clé en pilotant le programme de simplification des politiques du groupe. Cette initiative vise à améliorer l’efficacité opérationnelle et à renforcer la discipline en matière de gestion des risques.
Une stratégie axée sur les flux transfrontaliers
Pour Ernesto Torres Cantú, directeur des activités internationales, ces nominations répondent à une exigence croissante : «la solidité de la franchise internationale n’a jamais été aussi essentielle.» Même son de cloche chez Vis Raghavan, responsable des activités bancaires, qui souligne l’importance des relations de long terme et de la qualité d’exécution dans un environnement de plus en plus complexe.
Présente dans plus de 180 pays, Citi confirme ainsi son ambition de consolider son leadership sur les opérations transfrontalières. En s’appuyant sur des profils expérimentés et une organisation resserrée, la banque entend renforcer sa capacité à accompagner entreprises, gouvernements et investisseurs dans un environnement financier en mutation rapide.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)










