Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Afrique du Sud atteignent un niveau sans précédent, une déclaration du Secrétaire d’État américain Marco Rubio marque la première prise de contact publique officielle avec Pretoria depuis des mois.
Après des mois de tensions diplomatiques, les États-Unis semblent amorcer un dégel avec Pretoria, suite à la déclaration de l’administration Trump selon laquelle elle reste ouverte à un dialogue constructif là où les intérêts des deux pays convergent.
L’Afrique du Sud a célébré lundi la Journée de la Liberté, marquant le 32e anniversaire de ses premières élections démocratiques, tenues le 27 avril 1994.
Diplomatie
Alors que les tensions entre les États-Unis et l’Afrique du Sud atteignent des sommets historiques, une déclaration du Secrétaire d’État américain Marco Rubio marque la première prise de contact publique officielle avec Pretoria depuis des mois, signe d’un possible réchauffement des relations bilatérales.
«Au nom des États-Unis d’Amérique, j’adresse mes chaleureuses félicitations au peuple sud-africain à l’occasion de la Journée de la Liberté», a déclaré M. Rubio.
« Plus de trente ans après la transition démocratique en Afrique du Sud, cette commémoration est l’occasion de réfléchir à l’histoire et à l’avenir du pays. Tournés vers l’avenir, nous restons ouverts à un dialogue constructif là où nos intérêts convergent», ajoute le chef du département d’Etat américain.
L’Afrique du Sud prise pour cible
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a, à plusieurs reprises, pris l’Afrique du Sud pour cible, lui infligeant un traitement sévère sur divers sujets, notamment en formulant des allégations, pourtant démenties, selon lesquelles des Afrikaners blancs seraient systématiquement «tués et massacrés» dans le pays.
L’année dernière, Trump a pris Ramaphosa par surprise dans le Bureau ovale en diffusant une vidéo où il dénonçait une campagne menée par le gouvernement post-apartheid contre les fermiers blancs.
G20
Les tensions entre les deux pays se sont encore exacerbées après le boycott par les États-Unis du sommet des dirigeants du G20, qui s’est tenu pendant deux jours à Nasrec, près de Johannesburg.
« Les États-Unis n’ont pas participé au G20 en Afrique du Sud car le gouvernement sud-africain refuse de reconnaître ou de prendre en compte les violations flagrantes des droits de l’homme subies par les Afrikaners et les autres descendants de colons néerlandais, français et allemands », a déclaré Trump.
Un mois plus tard, Rubio a publié sur le compte Substack du Département d’État que ce dernier avait l’intention d’interdire à l’Afrique du Sud de participer au forum et de la remplacer par la Pologne, « en vue de la création d’un nouveau G20.»
Le ministre des Finances interdit de participation
Plus tôt ce mois-ci, l’Afrique du Sud a subi un nouveau revers : son ministre des Finances, Enoch Godongwana, n’a pas été accrédité pour assister à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20 à Washington, aux États-Unis.
Les États-Unis ont succédé à l’Afrique du Sud à la présidence tournante annuelle du G20 fin 2025, et ce sera ensuite au tour du Royaume-Uni.
Le G20 se réunit traditionnellement en marge des réunions bisannuelles du FMI et de la Banque mondiale, ainsi qu’à d’autres occasions, et organise également un sommet des chefs d’État.
Avec médias sud-africains


![Tribune | La grande muraille numérique : souveraineté digitale et résilience cloud, quels enseignements pour l’Afrique et le Sud global [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce souvenir me revient aujourd'hui parce que la domination numérique est une reproduction de la domination post-coloniale une sorte de main de fer dans des gants de velours, adaptée aux instruments du vingt-et-unième siècle.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Rev-320x170.jpg.webp)


Afrique du Sud
Etats-Unis
![Tribune | La grande muraille numérique : souveraineté digitale et résilience cloud, quels enseignements pour l’Afrique et le Sud global [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce souvenir me revient aujourd'hui parce que la domination numérique est une reproduction de la domination post-coloniale une sorte de main de fer dans des gants de velours, adaptée aux instruments du vingt-et-unième siècle.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Rev-450x239.jpg.webp)




