Tous les articles qui parlent de SNPC

Après plusieurs années de croissance atone, l'économie de la République du Congo s'apprête à accélérer. Dans un rapport publié le 29 juillet, Fitch Solutions prévoit une progression du PIB réel de 5,2 % en 2026, contre 2,5 % estimés pour 2025.

Portée par la montée en puissance du mégaprojet gazier Congo LNG et par un regain des exportations d'hydrocarbures, l'économie congolaise devrait connaître un net rebond en 2026. Fitch Solutions anticipe une croissance de 5,2 %, soit plus du double de celle attendue en 2025. Une dynamique qui s'accompagnerait d'un renforcement des finances publiques et d'une consommation des ménages plus résiliente, malgré des tensions inflationnistes.

Principal émetteur de dette sur le marché des titres publics réservé aux Etats, Brazzaville doit en effet faire face à de grosses et pressantes échéances au cours des deux prochaines années. «A fin septembre 2024, l'encours des bons de Trésor assimilés et des obligations du Trésor assimilés du pays atteignait 2314 milliards FCFA, soit près de 4 milliards de dollars US) d’une maturité moyenne de 3 ans, et surtout 62% échus d'ici la fin 2026», révèle le ministère des Finances. Autant dire que la pression est maximale. Le reprofilage proposé aux investisseurs s'inscrit dans le cadre du «Programme national d'optimisation de la Trésorerie» dont le pivot est d’allonger de 10 ans sur la maturité moyenne du portefeuille actuel de prêts. Selon les indiscrétions relayées par des analystes des marchés, Brazzaville envisage également d'intégrer la compagnie pétrolière publique, la SNPC dans le pack de garantie du remboursement aux nouvelles échéance

Le gouvernement congolais a confirmé qu’il sollicitera le rééchelonnement de sa dette intérieure, notamment les bons du Trésor et obligations du Trésor assimilables émis sur le marché des titres publics de la CEMAC (ndlr : la zone monétaire qui comprend les Etats qui partage l’usage du franc CFA en Afrique centrale- Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad-). Dans un communiqué publié lundi 15 octobre, le ministre des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, a invité «les investisseurs à s'approcher de ses services pour s'enquérir des modalités liées à cette opération qui vise à alléger la pression sur les finances publiques»