Nous avons laissé les passagers déjà passablement tendus à l’arrivée à leur porte d’embarquement. Il nous reste à les suivre jusqu’à leur destination finale.
Encore dans l’aéroport
Les difficultés ne sont pas terminées. La première chose que voit le passager à son arrivée vers la salle d’embarquement est une queue. Sauf à être sur place depuis quelque temps pour prendre les premières positions dans la file, il faudra à notre client aller au fond de la queue et si, par hasard il a payé un accès privilégié, comme d’ailleurs beaucoup le font, il devra trouver où commence la file des prioritaires, laquelle est souvent aussi longue que la normale. Ajoutons que le passager devra lire bien attentivement sa carte d’embarquement pour connaître l’ordre de passage qui lui est attribué. Je note tout de même que l’électronique bien pensée a grandement facilité le contrôle aux portes ce qui évite le comptage des passagers dans l’avion.
Seulement les compagnies ont tendance à se débarrasser au plus tôt des passagers dans la salle d’embarquement. Pour cela elles les entassent dans les passerelles en pensant que cela va accélérer les installations à bord. Alors les clients doivent patiemment attendre debout que l’appareil soit prêt à les accueillir et cela peut prendre de très longues minutes. Voilà un stress dont on pourrait sans doute bien se passer.
A bord
L’arrivée à bord est aussi un moment compliqué. Certes chacun sait où il doit s’asseoir, mais il se trouve alors confronté aux autres passagers de l’appareil lesquels sont parfois difficiles à côtoyer. Certains petits malins assis au fond de l’avion déposent leur bagage dans les premiers racks disponibles souvent situés à l’avant de sorte que les passagers dont les sièges sont justement là n’ont plus l’espace de mettre leur valise. Ils sont obligés de trouver une place pour elle plus à l’arrière et une fois le bagage casé, ils doivent remonter vers l’avant de l’avion pour trouver leur siège en croisant avec grande difficulté les passagers qui se dirigent vers l’arrière. C’est un casse-tête aussi pour l’équipage du vol qui essaie tant bien que mal de caser tous les passagers avec leurs bagages. Cette phase est particulièrement délicate sur les court-courriers dont les espaces sont plus restreints et dont les temps de demi-tour sont réduits.
Une fois installé le client devra voisiner avec un ou deux autres passagers selon qu’il est placé à un bord ou au centre d’une rangée. Cette position centrale devrait être vendue moins cher tant elle est inconfortable surtout si on est entouré de personnes un peu corpulentes voire carrément sans-gêne, cela arrive hélas.
Le vol
Tout peut alors se dérouler de manière professionnelle, les PNC (Personnels Navigants Commerciaux) sont en règle générale compétents, et aimables. Mais un rien peut causer un nouveau stress ; par exemple une annonce du commandant de bord pour prévenir les clients qu’un incident va perturber le départ du vol pour une affaire de chargement de bagages ou de fret, voire un problème technique ou plus vraisemblablement un retard dû au contrôle aérien lequel attribue au vol un «slot», autrement dit un horaire précis de décollage, lequel peut être décalé parfois de plusieurs heures par rapport à l’heure de départ et donc l’heure d’arrivée prévue. On a beau tenter de rassurer les passagers en correspondance des bonnes dispositions prises par la compagnie à leur arrivée, cela est loin d’enlever le nouveau stress causé.
Et puis reste le bon moment, c’est le vol. Les appareils actuels sont beaucoup plus confortables que leurs prédécesseurs, mais ils sont eux aussi dépendants des conditions atmosphériques qui peuvent se trouver très difficiles. Je ne connais personne heureux de traverser des turbulences parfois très fortes et qui,sur certains long-courriers, peuvent durer très longtemps.
Reste à poser l’appareil. L’atterrissage est toujours un peu appréhendé par les passagers qui ne sont rassurés que lorsque l’appareil est arrivé à son point de parking.
L’arrivée
Il faut maintenant traverser les contrôles de police à l’entrée d’un nouveau pays avec des formalités qui prennent parfois un temps infini. Certains Etats semblent s’acharner à se montrer sous leur mauvais jour dès le premier contact.
Bref, le plus dur est fait, il reste aux passagers à récupérer leurs valises. Ils devront pour cela patienter devant un tapis à bagages en espérant repérer rapidement ce qui leur appartient.
Voilà le vol se termine, le reste ne dépend plus que de services de transport terrestres lesquels sont parfois remarquablement organisés et parfois non.
Faut-il que le transport aérien soit attractif pour qu’en dépit de tout le stress qu’il apporte à sa clientèle, celle-ci ne cesse de se développer. Voilà ce qui est encourageant.




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