En matière de développement des infrastructures, le partenariat public-privé (PPP) devient incontournable pour la plupart des pays africains. Les économies et les budgets publics consacrés à l’investissement restent encore faibles. La construction d’une voie ferrée au Sénégal, l’aménagement d’un port de transbordement en Côte d’ivoire, le développement d’un réseau autoroutier au Kenya, des lignes de tramway à Casablanca, une centrale électrique en Mauritanie, etc. Ce sont autant de projets pour lesquels, il faut mobiliser des moyens techniques et financiers considérables. Après leur développement, il faut en assurer la gouvernance qui se doit être saine et pérennisant l’investissement tout en assurant ainsi l’avenir.
Evidemment, les infrastructures sont du domaine de l’Etat et des collectivités. Il leur appartient de les développer, de les entretenir et d’en assurer le suivi pour offrir à leurs citoyens, à leurs entreprises les conditions de création de richesses. Qui connait le budget de l’Etat sénégalais, sait en même temps que ce pays a dû attendre plusieurs années voire des décennies pour voir enfin la réalisation d’un réseau autoroutier fiable. Vous en doutez ? Nous, non ! Nous qui savons que la construction de l’aéroport international Blaise Diagne dont le projet avait été établi en 2000 sous le président Wade est toujours en chantier. Nous qui savons que le projet d’érection d’un grand barrage hydroélectrique sur le fleuve Congo reste encore à l’état de projet des décennies durant. Nous qui savons que l’intention de l’Algérie et du Nigeria de se relier par une route n’a jamais été concrétisée, à l’image du Maroc et du Sénégal via la Mauritanie. Les exemples de projets qui ne verront peut-être jamais le jour, sont nombreux, faute de financement. Les budgets des Etats subissent encore la pression des dépenses courantes et s’épuisent uniquement dans les dépenses de fonctionnement. D’autres projets, une fois réalisés, souvent grâce à l’aide internationale, sont mal gérés par les Etats, à cause de l’absence d’un modèle économiquement viable.
Le partenariat public-privé n’est pas une panacée, mais il offre une solution claire à l’ensemble de ces problèmes rencontrés dans la réalisation d’infrastructures indispensables au développement de l’Afrique. Le succès rencontré par l’ensemble des pays ou collectivités qui l’ont pratiqué montre bien à quel point, le PPP est un accélérateur de croissance, même si les écueils peuvent survenir. Après tout, il s’agit aussi d’un contrat entre deux parties.

![Édito | Aviation civile : Les pépites du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Cette compagnie vietnamienne, à ne pas confondre avec Vietnam Airlines, a fait son premier vol en décembre 2011 au départ d'un pays que l'on croyait voué au monopole de son transporteur national. En une quinzaine d'années, elle est arrivée à exploiter 106 appareils et surtout, preuve de sa confiance dans son avenir, elle a passé des commandes à hauteur de 391 avions, dont 40 A330neo et 20 A321XLR, ce qui est le signe d'une stratégie de développement long-courrier.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Aeroport--320x134.jpg)









