Le gouvernement sud-africain appliquera de nouvelles baisses temporaires de la taxe sur les carburants pendant deux mois à partir du 4 novembre prochain, a révélé le ministre des Finances, Enoch Godongwana (rien à voir avec le personnage popularisé par un humoriste nigérien sur les ondes de RFI), dans le cadre d’un effort budgétaire de 10 milliards de rands (609 millions de dollars) pour contenir les pressions inflationnistes sur le coût de la vie et le pouvoir d’achat des ménages.
L’argentier du pays a déclaré que la taxe sur les carburants serait réduite de 3 rands par litre sur le diesel et de 1,50 rand sur l’essence, des réductions qui s’ajoutent aux baisses en vigueur de 1,50 rand et 1 rand respectivement jusqu’au 5 janvier.
La flambée des prix du pétrole dans un contexte de conflit au Moyen-Orient percute surtout le portefeuille des ménages populaires dans le pays. L’Afrique du Sud importe en effet la majeure partie de son carburant, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux du baril de pétrole.
Grâce à la reconstitution de nos marges de manœuvre budgétaires, le gouvernement est mieux placé pour réagir, notamment en concédant à nouveau une baisse de la taxe sur les carburants, s’est réjoui le ministre des Finances dans son discours sur l’exécution du budget. « Cette intervention contribuera à atténuer les pressions liées au coût de la vie sans compromettre la viabilité du budget », assure le ministre. Au terme de la moitié de l’exercice budgétaire, le déficit est estimé à 3,9 % du PIB, soit légèrement en dessous des 4% prévus par le gouvernement.
Une belle campagne de rentrées d’impôts
Le Trésor sud-africain a fait état d’un dépassement de recettes de 54,1 milliards de rands et a indiqué que les fonds supplémentaires seraient utilisés pour soutenir des projets d’infrastructure, atténuer les pressions sur les dépenses publiques et réduire la dette.
L’Afrique du Sud maintient un excédent budgétaire primaire (le solde hors intérêts de la dette) depuis 2023 malgré un niveau de croissance économique plutôt moyen, 1,2 % attendu cette année.
Le ministre des Finances estime que la mise en œuvre de sa stratégie budgétaire a contribué à rétablir la confiance dans les finances publiques, soulignant les avis de trois principales agences de notation financière sur le pays malgré une incertitude géopolitique accrue.





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