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Les événements de la région du Golfe ont mobilisé non seulement les militaires, mais aussi les géopoliticiens et les think tanks de tous bords, qui ont vu et revu leurs scénarios sur l'issue de cette guerre dont les dégâts collatéraux n'ont épargné presque aucun pays de la planète, suite au renchérissement des cours des matières stratégiques transitant par le détroit d'Ormuz (pétrole, gaz, fertilisants, hélium, soufre, ammoniac, etc.).
Comme ses consœurs partout dans le monde, la Royal Air Maroc (RAM) est percutée par la forte hausse des prix du kérosène due aux tensions actuelles au Moyen-Orient, une flambée qui met à mal son compte d’exploitation. Pour préserver l’équilibre économique de la compagnie, la direction a temporairement suspendu une douzaine de dessertes à destination de l'Europe et de l'Afrique centrale.
C’est devant le Parlement que le ministre des Finances, Cheikh Diba, a mis en garde ce vendredi 22 mai contre l’explosion des dépenses de soutien aux prix des carburants. Sur un ton solennel, l’argentier du pays a révélé que la facture des subventions pourrait dépasser et de loin, les crédits prévus dans le budget 2026 pour atteindre 2 milliards de dollars si les cours du baril du pétrole atteignent 115 dollars en faisant allusion à la guerre contre l'Iran. Ce niveau représenterait environ un cinquième du budget total, a renchéri le Premier ministre Ousmane Sonko.
Portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les prix du pétrole s’envolent et contraignent plusieurs pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à revoir leurs tarifs à la hausse. Entre ajustements budgétaires et pression sociale, les États avancent sur une ligne de crête.
Alors qu’un peu partout dans le monde, les compagnies aériennes en arrivent à réduire la voilure de leur trafic afin de ne pas voler à perte face à la flambée des cours du kérosène, Abuja a décidé de plafonner les prix de ce carburant utilisé par l’aviation. Le carburant d'aviation devrait se vendre entre 1.760 et 1.988 nairas (1,29 à 1,46 dollar) le litre à Lagos, et entre 1.809 et 2.037 nairas à Abuja, sur la base des prix de référence du 17 au 23 avril.
Au Burundi, la société Glob Electric Mobility(Gem E-Mobility), une filiale de Solio Group a installé une toute première station de recharge solaire. Une des réponses à la pénurie récurrente du carburant et un moyen de protéger aussi l’environnement.
La situation n’est pas simple et les revirements permanents des acteurs interdisent de faire des prévisions quant à la sortie de crise. La complexité est d’autant plus importante pour le transport aérien que ce conflit vient se rajouter à la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui est entrée dans sa cinquième année. On n’en finit pas. Il est tout de même curieux que les belligérants aient autant de peine à se mettre autour d’une table pour trouver un accord puisqu’à la sortie, ils seront bien obligés de le faire. Les conséquences pour les compagnies aériennes ne sont pas anodines.
Tribune | Le piège stratégique iranien : une dynamique d’usure globale [Par Benoist Mallet Di Bento]
Dans un Moyen-Orient où les tensions nucléaires et les rivalités globales s’entrelacent, l’Iran s’impose comme un point de fixation stratégique. Tandis que l’Europe peine à peser dans ce jeu complexe, la France peut encore transformer ses marges limitées en influence tangible, mais seulement à travers coopération et pragmatisme.
La raffinerie Dangote du Nigeria, la plus grande du Continent, a augmenté ses exportations d'essence et d'urée vers les pays africains touchés par les perturbations d'approvisionnement causées par la guerre contre l'Iran, a déclaré lundi son propriétaire, l’industriel et milliardaire nigérian Aliko Dangote.
Plusieurs cadres supérieurs et responsables du secteur énergétique ont été contraints à la démission suite à des accusations de manipulation des données sur les stocks de carburant et d'acquisition d'une cargaison d'urgence à des prix gonflés, a annoncé le cabinet du chef de l’Etat, William Ruto. Ces «profiteurs de la crise» due à la flambée des cours du pétrole, sont désormais dans le collimateur de la justice kényane.
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![Tribune | Après la tempête : le Golfe entre rivalités et réconciliations, quels chemins vers une paix durable ? [Par Pr. El Hassane Hzaine]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/MO-450x271.jpg)





![Édito | Transport aérien : faut-il avoir peur de la guerre dans le Golfe ? [Par Jean-Louis Baroux] Il y a d’abord le récurent problème de l’approvisionnement en carburant. Un très bon article d’Air Journal éclaire la situation européenne. 70% du carburéacteur consommé en Europe provient du Moyen-Orient et en particulier du complexe Al Zour du Koweit. Il est clair que cette source de fourniture de Jet A ou Jet A1 va être singulièrement réduite tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas réouvert à la navigation et cela peut prendre plusieurs mois après la fin des hostilités, qui elle, n’est pas pour demain.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Zour-450x244.jpg)
![Tribune | Le piège stratégique iranien : une dynamique d’usure globale [Par Benoist Mallet Di Bento] Plusieurs analyses récentes de groupes de réflexion européens (think tanks) soulignent la nécessité pour l’Union européenne de renforcer sa capacité à agir sur les dynamiques stratégiques, notamment face aux tensions nucléaires au Moyen-Orient. Des propositions telles qu’une « zone exempte d’armes nucléaires » traduisent une ambition normative séduisante sur le plan moral, mais confrontée à des réalités géopolitiques complexes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Mohammad-Ghalibaf-President-du-Parlement-iranien-lhomme-fort-du-moment--450x226.jpg)


