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L'opération, autorisée par la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria, portera sur « 4,1 milliards d'actions ordinaires au prix de 525 nairas par action, ce qui pourrait permettre de lever environ 2 150 milliards de nairas en cas de souscription intégrale », soit 1,6 milliard de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué publié vendredi 4 septembre. Selon l'entreprise, cette entrée en Bourse « pourrait devenir l'une des plus importantes opérations sur les marchés financiers de l'histoire du Nigeria. »

Le groupe du milliardaire nigérian Aliko Dangote lancera le 14 septembre l'introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery, la société qui exploite sa méga-raffinerie de Lekki, près de Lagos. Objectif affiché : lever 1,6 milliard de dollars pour financer le doublement de sa capacité de production, qui passerait à 1,4 million de barils par jour d'ici à 2028. De quoi détrôner la raffinerie indienne de Jamnagar et faire du site nigérian la plus grande unité de raffinage au monde.

Long de 294 kilomètres, le pipeline Beira-Feruka (opéré par la Companhia do Pipeline Moçambique-Zimbabwe, CPMZ) constitue l'une des rares artères pétrolières par pipeline du continent africain. Alors que 83 % des produits pétroliers en Afrique subsaharienne transitent encore par camion​, le corridor Beira-Harare fait figure d'exception. Il relie le port de Beira, sur l'océan Indien, à Feruka (Zimbabwe), avant de poursuivre son itinéraire vers Harare via la Petrozim Line.

Nhamatanda (Mozambique), 3 septembre 2026 — Les présidents Daniel Chapo (Mozambique) et Emmerson Mnangagwa (Zimbabwe) ont donné, ce 3 septembre 2026, le coup d’envoi d'une expansion majeure du corridor pétrolier Beira-Harare. L'opération portera la capacité annuelle du pipeline CPMZ de 3 à 5 millions de mètres cubes d'ici fin 2027, soit une hausse de 67 %, et injectera près de deux milliards de litres supplémentaires par an dans les réservoirs de l'Afrique australe.

Depuis le 15 août, les automobilistes sénégalais paient 990 francs CFA le litre de super, contre 755 francs pour le gasoil. À Niamey, le même litre d’essence ne coûte que 499 francs. Entre les deux capitales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’écart est désormais spectaculaire : le prix du super varie presque du simple au double.

De Dakar à Niamey, le prix de l’essence varie désormais presque du simple au double. Alors que le baril de Brent s’approche des 93 dollars, les États de l’UEMOA se retrouvent pris entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver des finances publiques déjà sous tension. Une équation qui pourrait annoncer de nouvelles hausses à la pompe.

Selon les données du cabinet S&P Global Commodity Insights, citées par Business Insider Africa, la raffinerie du milliardaire nigérian a expédié quelque 466 000 tonnes de carburant vers l'Europe au mois de juin. C'est presque le double des 232 000 tonnes expédiées en mai, et le volume mensuel le plus élevé depuis que le pays est devenu exportateur net de carburant d'aviation en 2024, grâce au démarrage de la production de kérosène sur le site, constate le quotidien nigérian This Day.

Grâce à la raffinerie d'Aliko Dangote à Lagos, la plus grande d'Afrique, le Nigeria est devenu en juin le premier fournisseur de kérosène de l'Europe, devant les États-Unis, avec des exportations record de 466 000 tonnes. Une percée qui intervient alors que l'Europe cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Washington, sur fond de tensions diplomatiques et de crise au Moyen-Orient.

Après Lekki près de Lagos, Aliko Dangote veut changer d’échelle en Afrique de l’Est. Le magnat nigérian prévoit de lancer en octobre prochain les travaux de sa future raffinerie de Lamu. « D’ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a-t-il déclaré la semaine dernière à la BBC.

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote entend poser, dès octobre 2026, la première pierre de sa nouvelle raffinerie à Lamu, sur la côte kényane. Avec un budget revu à la baisse — de 17 à 16 milliards de dollars — et une capacité annoncée de 700 000 barils par jour, le projet ambitionne de faire de la côte kényane un nouveau hub pétrolier régional. Mais avant le premier coup de pelle, plusieurs défis techniques, financiers et environnementaux restent à lever.

La Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria a ordonné, mardi 23 juin, la cessation immédiate de toute opération de commercialisation liée à une prétendue introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery & Petrochemicals FZE.

Alors que l'introduction en Bourse de la raffinerie Dangote suscite un engouement inédit sur les marchés africains, le régulateur nigérian a ordonné l'arrêt immédiat d'une campagne de souscription non autorisée. Une intervention qui illustre l'immense attente autour de ce qui pourrait devenir la plus importante IPO jamais réalisée sur le continent.