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L’embellie des prix des exportations sud-africaines, notamment de l'or qui atteint plus de 5.000 dollars l’once et d'autres métaux, a stimulé la rentrée des recettes et donné un peu plus de marge budgétaire au gouvernement durant l’exercice en cours. Tout en étant prudents pour l’exercice 2026/2027, les analystes relèvent que les autorités misent sur la poursuite de cette éclaircie.

Le ministre sud-africain des Finances, Enoch Godongwana, présentera mercredi 25 février, le projet de loi de finances 2026 au Parlement. Les investisseurs suivent de près la capacité du gouvernement à maintenir la stabilité de la dette du Trésor et à limiter les emprunts sans nouvelles hausses d’impôts. Les économistes de grandes banques opérant dans le pays décryptent les enjeux de ce projet de loi de finances

Entre rigueur budgétaire et réformes institutionnelles, le Ghana mise sur la «dignité économique» pour ne plus avoir à tendre la main. Historiquement considéré comme l’un des élèves les plus assidus, mais aussi les plus récurrents, des programmes d’ajustement structurel, le pays d’Afrique de l’Ouest s’apprête à franchir une étape cruciale.

Après des années de tutelle financière, le Ghana rêve d’un futur sans le Fonds Monétaire International (FMI). En effet, sur le chemin de sa souveraineté, le pays de Kwame N'Krumah, l’un des pères des indépendances africaines, entend transformer la fin de son programme actuel en un divorce définitif avec les aides d’urgence de cette institution de Bretton Woods et ce, à travers la mise en place d’un conseil fiscal indépendant pour renforcer la discipline budgétaire et garantir la viabilité des finances publiques du pays

Réuni à Washington, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, le 29 janvier 2026, les cinquièmes revues des accords conclus avec la Mauritanie au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que la quatrième revue de l’accord relevant de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Le Fonds monétaire international valide de nouvelles revues des programmes conclus avec la Mauritanie, ouvrant la voie à un décaissement immédiat de près de 91 millions de dollars. Une reconnaissance de la résilience de l’économie mauritanienne, mais aussi un appel à accélérer les réformes structurelles, climatiques et de gouvernance.

Face à la baisse drastique de l'aide au développement de pays riches et aux sanctions qui lui ont été infligées après l'élection présidentielle bidon en octobre dernier, Dodoma (ndlr: la nouvelle capitale qui a succédé à Dar es Salam) n'avait pas de choix : «Les gouvernements ne sont plus disposés à fournir de l’aide à l’Afrique, nous nous réorganisons,» a justifié un brin gêné, le ministre.

Le gouvernement tanzanien prévoit de vendre une partie des réserves d’or du pays pour financer des dépenses d’infrastructures, mais aussi pour boucler son budget. L’annonce a été faite le 26 janvier à Londres par Kitila Mkumbo, ministre d’Etat, chargé de la Planification et de l’Investissement.

Après le succès de l’actionnariat populaire (APEC) et la montée en puissance du Fonds de soutien patriotique (FSP), le gouvernement burkinabè dégaine une nouvelle arme économique : les «Diaspora Bonds.» Ce mécanisme innovant ne se contente pas de capter des fonds ; il transforme chaque Burkinabè de l’extérieur en un investisseur direct de la reconstruction nationale.

Malgré un contexte marqué par des défis sécuritaires et humanitaires, l’État burkinabè affiche une performance budgétaire notable en 2025. À fin septembre, le gouvernement a mobilisé plus de 2 500 milliards FCFA de ressources et consacré près de 1 200 milliards FCFA, environ 1,83 milliard d’euros, au règlement de la dette intérieure. Un effort crucial pour soutenir la relance de l’économie nationale.

Cette nouvelle levée de fonds intervient après trois opérations d’appel public à l’épargne ayant permis de mobiliser 1 220 milliards FCFA du cours de cette année. Avec cette quatrième opération de 400 milliards de francs, le Sénégal devrait franchir le seuil de 1.600 milliards FCFA mobilisés en 2025 via les appels publics à l’épargne, un niveau inédit sur le marché régional. Sur l’autre compartiment du marché, UMOA-Titres, plus de 1.978 milliards FCFA ont déjà été levés cette année par le Trésor sénégalais.

Le Trésor sénégalais vient d’émettre un appel public à l’épargne (2 au 22 décembre), portant sur 400 milliards francs CFA, soit 710,20 millions de dollars, la plus importante opération jamais lancée par le Trésor. Structurée autour de quatre maturités (3, 5, 7 et 10 ans) et de taux compris entre 6,40 % et 6,95 %, cette opération s’inscrit dans une stratégie de gestion active de la dette, au moment où Dakar fait face au mur de la dette extérieure dont le service pèse lourdement sur le budget de l’Etat.

Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.