Une commission ad hoc sud-africaine s’est réunie vendredi à la prison d’Atteridgeville, près de la capitale Pretoria, pour examiner une éventuelle libération conditionnelle de l’ex-champion paralympique Oscar Pistorius, condamné pour le meurtre en 2013 de sa fiancée.
La commission est chargée de « déterminer si l’objectif de l’emprisonnement a été atteint », en examinant le comportement du détenu, son état physique et mental ainsi que le risque de récidive, a déclaré l’administration pénitentiaire.
La loi sud-africaine prévoit qu’un condamné pour meurtre puisse bénéficier d’une libération anticipée une fois la moitié de sa peine écoulée, Pistorius étant ainsi éligible depuis juillet 2021.
Le porte-parole du Département des services correctionnels, Singabakho Nxumalo, a déclaré que la mère de la victime aura l’occasion de lire une déclaration devant la commission des libérations conditionnelles pour expliquer l’impact qu’a eu ce meurtre sur sa famille, une décennie après le drame.
Pistorius aura également la possibilité de faire une présentation auprès de la commission des libérations conditionnelles sur les raisons pour lesquelles il pense qu’il devrait être libéré plus tôt.
Le rapport d’autopsie de sa fiancée, le mannequin Reeva Steenkamp, indique qu’elle a été abattue de quatre balles de 9 mm. Il avait plaidé non coupable en expliquant avoir cru qu’un cambrioleur était parvenu à s’introduire dans sa résidence ultra-sécurisée.
Le champion paralympique était entré dans la légende du sport en s’alignant avec les valides aux 400 mètres des Jeux olympiques de Londres, une première pour un double amputé. Suite à cette affaire, Pistorius a été dépossédé de son record du monde de l’épreuve de 200m.

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