fbpx

L’Agenda africain 2063 : Trois projets innovants pour accélérer l’histoire de l’Afrique

Pinterest LinkedIn Tumblr +

TéraDrone est l’un des projets les plus audacieux que porte l’Afrique, si elle veut accélérer, de façon destinale, sa propre histoire. Alors, en quoi consiste-t-il ? Est-il une nécessité historique ? Qui sont ses concepteurs et promoteurs ? Quels peuvent être les pays-pilotes pour sa mise en œuvre ? En quoi il répond aux objectifs de L’Agenda Africain 2063 ?

Par Jean-François GenestePierre Franklin Tavares

Alexandre Sellier et José Brito

Le TéraDrone : un projet innovant et révolutionnaire

Le TéraDrone est un engin volant, un Dirigeable de dernière génération. Il est de grande envergure : 220 mètres de long, 100 mètres de large et 40 mètres de hauteur. Si la conception d’un tel appareil frappe par son innovation, l’engin volant à montée ascensionnelle et à atterrissage vertical, est une «nécessité» en raison des réponses immédiates et peu couteuses qu’il apporte aux immenses problèmes et difficultés dus au déficit structurel de toute l’Afrique en matière d’infrastructures, de transport de marchandises et d’autres domaines. L’engin volant est, à juste titre, appelé (par son concepteur) le Catamaran des airs. Au reste, il est totalement (à 100%) autonome et, économique côté infrastructure, car il n’a besoin d’aucune installation au sol, pour décoller ou atterrir, ni même de hangar pour se garer. Seule sa construction requiert un bâtiment de 15 mètres de hauteur. Il peut voler par tous temps (y compris les tempêtes), gonflé et propulsé à l’hydrogène avec un rayon d’action de 60.000 km, soit bien plus que la circonférence de la Terre qui est de 40.024 km. Le TéraDrone peut donc parcourir, sans se poser, une fois et demie le tour de la Terre. Une autonomie de vol sans égal !  

Chacun peut alors imaginer comment et combien le TéraDrone permet, d’une part, le désenclavement immédiat et définitif, et, d’autre part, l’accès facile, rapide et peu couteux de zones aujourd’hui reculées et/ou difficilement accessibles, en raison d’absence de liaisons aériennes ou d’infrastructures routières, maritimes ou aéroportuaires dont la maintenance et l’entretien sont d’un coût toujours exorbitant. Bref, il permet, tout à la fois, la formation et la consolidation du commerce intérieur, la mobilité des personnes et des biens et le développement du commerce international des pays africains, ainsi que celui de leur logistique, tout en leur évitant la construction d’infrastructures onéreuses. Le TéraDrone n’est pas seulement une force productive inouïe pour l’Afrique. Il est également l’outil utile pour atteindre les populations enclavées et le complément indispensable au transport des produits agricoles, miniers et de médicaments.

En effet, le TéraDrone peut transporter de 100 à 1 000 tonnes de charge. Il est l’équivalent d’un porte-conteneur maritime géant qui cumule les avantages d’un porte-conteneur DRY et d’un porte-conteneur High Cube et offre tous les avantages d’une colonne de wagons. C’est, peut-on également dire, la locomotive des airs qui n’a nullement besoin de rails. Cet engin-là est utile, avantageux et offre de nombreuses utilisations potentielles. Par exemple, sur la photo ci-dessus, il est conçu en hôpital volant. Lors des grands incendies en Amérique et/ou embrasements en Europe, le TéraDrone peut être le remplaçant idéal des Canadair, dont les capacités d’emmagasinage d’eau sont très faibles et nécessitent d’innombrables rotations sans résultats probants et rapides. Il est l’engin le plus efficace dans la lutte contre les feux. Car il les cible mieux et peut déverser une bien plus grande quantité d’eau sur les zones ravagées et, de la sorte, limiter leurs propagations.

Mais son principal atout reste le transport de marchandises (et plus tard de passagers) à un coût compétitif et inégalable : la tonne-kilomètre est estimée à 10 centimes d’euros. En plus d’être écologique, non polluant et surtout indestructible, il ne peut pas prendre feu en raison du caractère ignifugé de ses matériaux et de ses composés gazeux, contrairement aux premiers dirigeables. Entre sa construction et sa mise en service, trois ans à peine, pour aussitôt devenir rentable avec un compte de résultat positif, à très court terme. Sur le marché mondial, et plus spécialement dans toute l’Afrique, il est promis à un indéniable succès. Ainsi, chacun peut voir et comprendre que le TéraDrone ouvre de nouveaux horizons à l’Humanité et au commerce national et international.

Mais le concepteur du TéraDrone, la société Warpa, a deux autres projets d’importance. Lesquels ?

Le Lanceur de satellites civils géostationnaires et le Thermo Acoustic Generator  

Le Lanceur de satellites civils géostationnaires : il est bien connu, depuis longtemps, que l’archipel du Cap-Vert a une latitude parfaite pour devenir un important site de lancement de satellites d’observation, météorologiques, de télédiffusion et de communication en orbite (circulaire) géostationnaire, c’est-à-dire (qui semble) immobile (à la verticale) au-dessus d’un point de référence de la surface terrestre et, ainsi, permet que des antennes de réception soient pointées fixement vers eux.

Il s’agit d’un immense marché commercial, avec de nombreux débouchés en Afrique, là où les opérateurs avouent presque l’insuffisance ou la saturation de leur capacité de lancement.  

La société Warpa a conçu un petit lanceur (de 100 kg), à haute cadence de tirs, avec la possibilité d’un (1) lancement de satellite toutes les 6 minutes. L’image ci-dessus montre comment le Lanceur est récupérable et particulièrement optimisé avec un objectif de diviser les coûts de lancement actuels par un facteur d’au moins 4.

Le Thermo Acoustic Generator ou TAG : un générateur électrique d’un type nouveau qui, à partir d’une source de chaleur externe (brûleur), transforme cette chaleur en son (sound), puis modifie ce son (sound) en électricité.

Son rendement carburant-électricité est supérieur à 50%, une performance très appréciable. Autre indéniable avantage : il est peu bruyant. En effet, rappelons, d’une part, que le bruit se mesure sur une échelle de 0 à 130 décibels (dB), et, d’autre part, que la plupart des bruits courants se situent entre 30 et 90 décibels. Or le bruit du TAG n’est que de 40 dB. On peut donc considérer que son émission de bruit est faible et devance l’industrie face aux recommandations des Nations-Unies incitant à la baisse des nuisances sonores. Par ailleurs, il est très fiable et solide, dans la mesure où il peut fonctionner jusqu’à quinze (15) années sans maintenance. L’achat est par conséquent très rentable.

Au reste, d’un faible coût de production, le TAG s’adapte à tous types de combustibles. Il offre, en outre, un processus et une alternative environnementale zéro-émission, un intérêt immédiat en matière de salubrité publique et de traitement des déchets urbains. Il peut, par exemple, servir de générateur d’électricité dans le cadre de l’utilisation de pyrolyseurs pour l’incinération, par combustion interne sans rejets, des déchets ménagers, dont la quantité constitue un véritable problème des villes africaines dont le Cap-Vert. Une valorisation économique d’une contrainte sanitaire. Le TAG est, par ailleurs, d’un prix de vente raisonnable et d’un usage domestique, puisqu’il met à disposition des familles une source autonome d’électricité. En tous les cas, le premier type de TAG, qui produira 50 kWh de puissance, peut servir pour diverses applications, notamment maritimes pour convertir la propulsion des embarcations de pêche.

Le TéraDrone et le Thermo Acoustic Generator sont à un stade avancé de conception et requièrent quatre cents (400) millions d’euros d’investissement, pour leurs calibrations et fabrications industrielles, avec un rendement du capital investi élevé, ajusté à une politique RSE privilégiant le taux de rendement du capital humain et la mutualisation infrastructurelle et technologique. Quant au troisième projet, le Lanceur de satellites civils, il requiert un budget accessible face aux pratiques à forte intensité de capital des titans, d’une industrie à forte croissance évaluée à plus de 500 millions d’USD pour 1,7 millions d’emplois, et il bénéficiera, grâce à son format conceptuel, d’un socle commun pour un rendement du capital investi anticipé et valorisé. Somme toute, dans un marché détenu à 50% par ces titans, par la fabrication de ce Lanceur, l’Afrique et ses réseaux d’entreprises prendront immédiatement une avance technologique qui les placera en position pour prendre une place significative avec une balance commerciale excédentaire.

Le concepteur Warpa et l’Afrique

Warpa est une société française de Recherche – Développement expérimental (R&D) fondée, en 2018, par Jean-François Geneste, grand mathématicien, ancien Vice-président et Chef du Département scientifique du groupe European Aeronautic Defence and Space (EADS), multinationale franco-allemande, dont Airbus est une filiale mondialement connue

Jean-François Geneste qui, il y a quelques mois, ne connaissait pas l’Afrique noire a choisi d’y installer son industrie, pour quatre raisons principales : les immenses potentialités (économiques, géographiques, fiscales, etc.), par nécessité hypothétique (facteurs élevés de réalisation rapide), par humanisme (soutien aux Africains) et parce que vivement incité par Alexandre Sellier et Pierre Franklin Tavares.  

L’équipe d’experts et de scientifiques internationaux de haut niveau de Warpa sont les concepteurs et les promoteurs des trois projets majeurs présentés : le projet-phare TéraDrone, le projet Thermo Acoustic Generator (TAG) et le projet Lanceur de satellites civils, qui feront effectuer à l’Afrique un véritable et irréversible « saut qualitatif » dans l’histoire industrielle, en la transformant en coleader scientifique mondial de taille intermédiaire pour servir un marché expansionniste selon les analyses internationales projetées jusqu’en 2050.  

Dans cette démarche, Warpa a constitué un solide partenariat avec cinq autres sociétés spécialisées dans l’Innovation, les financements, la mobilisation des compétences et trois mégaprojets agricoles ; sociétés qui seront présentées au moment le plus opportun.

Trois projets dictés par la nécessité  

Un autre et nouveau rêve herculéen s’amorce : faire de l’Afrique une puissance scientifique et commerciale majeure sur le marché du disruptif et du spatial. Cette perspective n’est pas un songe extravagant. Mieux, elle obéit à la « nécessité » historique de son émergence. Il est temps pour l’Afrique nouvelle, forte de ses 1,3 milliards d’habitants aujourd’hui et de ses 3 milliards demain, de faire valoir sa spécificité et de marquer à nouveau la marche de l’humanité de son empreinte.

Mais, au juste, qu’est-ce la nécessité ? Aristote en fournit une première définition comme « ce qui doit être », en tant que « ce qui ne peut pas ne pas être » tel qu’il est, et « ce dont on ne peut concevoir le contraire ». Cette nécessité est qualifiée de « simple ». Puis le Stagirite l’approfondit en la subdivisant (complexifiant) en trois types : en premier lieu, la « nécessité absolue » ; en deuxième, « la nécessité par contrainte », qui se comprend aisément ; et, en troisième lieu, « la nécessité hypothétique » également dite « conditionnelle » qui, n’étant ni « absolue » ni « contrainte », engage une action par laquelle est réal-isée (effectuée) une finalité (cause finale). Au fond, c’est dans cette dernière que réside la liberté. Et c’est encore elle la source métaphysique du célèbre et vieux mot de Goethe : J’aime celui qui rêve de l’impossible ». En une formule apparentée, le chanteur Bana ne dit pas autre chose lorsqu’il clame : Vontade di homi é sima Deus (« la volonté de l’homme est semblable à celle de Dieu »). C’est cela la dé-cision, l’action des ciseaux, qui coupe et inaugure une autre ère.

Ainsi, l’Afrique peut-elle, « à nouveau », se pro-jeter dans l’histoire mondiale par une révolution industrielle spatiale et agricole qui mettrait en œuvre une nécessité hypothétique. Au reste, le fait est aussi exceptionnel que remarquable, cet exercice de la liberté correspond, plus exactement co-répond, c’est-à-dire répond au Temps de l’audace dé-cisive, tel que médité et programmé par l’Union Africaine et appelé L’Agenda 2063. En outre, fait tout à fait édifiant, il existe une influence réciproque entre cet Agenda-là, qui fournit un cadre de référence, et ce projet spatial qui, en retour, donnerait une impulsion déterminante en tant que principal accélérateur de L’Agenda 2063 accusant un retard important.

Le TéraDrone, le Lanceur et L’Agenda Africain 2063

Rappelons que L’Agenda 2063 de l’Union Africaine est un vaste chantier à l’échelle de tout le continent. Il est défini en termes précis aux objectifs ambitieux et affirmés avec force par ses concepteurs et ses promoteurs : « L’Agenda 2063 est le plan directeur et le plan directeur pour faire de l’Afrique la locomotive mondiale de l’avenir. C’est le cadre stratégique pour la réalisation de l’objectif de développement inclusif et durable de l’Afrique et une manifestation concrète de la volonté panafricaine d’unité, d’autodétermination, de liberté, de progrès et de prospérité collective poursuivie par le panafricanisme et la Renaissance africaine ».

Il consiste en la mise en œuvre d’une série de « programmes et initiatives clés qui ont été identifiés comme essentiels pour accélérer la croissance économique et le développement de l’Afrique ». Ils sont présentés comme des « projets-phares » par le site de l’Union Africaine qui en décline quatorze (14) selon une numérotation précise, dans un ordre, qui donc définit et attribue une « grandeur » à chacun d’eux, selon la vieille idée théorisée par Aristote d’après lequel toute « grandeur » est nécessairement susceptible « du plus et du moins ».

Par conséquent, si tous ces « projets-phares » sont d’une incontestable importance et forment un ensemble homogène comme l’indique la locution « projets-phares », cependant, chacun d’eux a reçu un numéro qui semble souligner un classement dégressif, partant du plus au moins important. Ainsi, cette numérotation, de nature prédicative, est capitale, dans la mesure où elle permet de montrer que cinq (5) de ces quatorze (14) « projets-phares », d’une part, peuvent être immédiatement réalisés (en trois ans) par le TéraDrone et le Lanceur, et, d’autre part, leurs réalisations impacteront significativement les neuf (9) autres. TéraDrone

Quels sont ces cinq « projets-phares » ?

« 1. Réseau intégré de train à grande vitesse », dont l’objectif est de « relier toutes les capitales et centres commerciaux africains par le biais d’un réseau de trains à grande vitesse africain, facilitant ainsi la circulation des marchandises, des services de facteurs et des personnes. La connectivité ferroviaire accrue vise également à réduire les coûts de transport et à décongestionner les systèmes actuels et futurs ». Or le TéraDrone est bien plus apte que le Train à grande vitesse pour atteindre ces objectifs-là. Trois arguments majeurs. Tout d’abord, les coûts de sa construction, de sa mise en service et de son entretien requièrent beaucoup moins d’investissements que le Train à grande vitesse, et impliquent la baisse considérable des emprunts et des encours de la dette publique ou privée, tout comme celle des dépenses de fonctionnement et d’entretien. Ensuite, il est incomparablement plus sûr, là où tout train y compris celui à grande vitesse mobilise d’importants moyens de sécurisation. Il est quasi impossible de faire l’objet d’attaques terroristes. Mieux encore, il peut s’avérer être un très efficace outil de surveillance des colonnes terroriste, etc.). Puis, une baisse inégalée des prix de transport. Un exemple suffit à lui seul à la comparaison qui est ici véritable raison : le coût du transport d’un passager entre Douala et Yaoundé. En avion, il est actuellement de 60.000 FCFA, alors qu’il serait de 182 FCFA en TéraDrone, soit près de 329 fois moins cher. Le coût du transport des marchandises offre les mêmes avantages. Enfin, la capacité de service de fret et transport aérien transport des denrées agricoles périssables, qui est au moins 10 fois supérieur à celui d’un avion-cargo classique qui est de 70 à 100 tonnes, et même du plus grand d’entre les Large-fret, le fameux AN-225, d’un maximum 250 de tonnes sur une distance variant entre 4000 Km à 14000 Km. Au reste, le volume de la soute à bagage de ce Gros porteur est 1200 m², son prix de location proche des 30 000 Euros/heure. Même le projet concurrent, le Flying Whales, un Dirigeable géant de transport de charges lourdes, n’offre pas les mêmes capacités et caractéristiques techniques que le TéraDrone : il ne peut voler par tous temps, ni atterrir en tous lieux et son autonomie de vol n’a rien à voir avec celle du TéraDrone. Pour lors, TéraDrone n’a pas de véritable concurrent.

« 2. Formulation d’une stratégie sur les produits de base », avec un but : « permettre aux pays africains d’ajouter de la valeur, d’obtenir des gains plus élevés de leurs produits de base, de s’intégrer aux chaînes de valeur mondiales et de promouvoir une diversification verticale et horizontale ancrée dans la valeur ajoutée et le développement du contenu local ». Comme vu lors des comparaisons antérieures, le TéraDrone modifie immédiatement, et à la baisse, la structure des prix des produits agricoles, en réduisant le coût du transport, de l’assurance, du délai de livraison, etc., des marchandises. Il ajoute donc de la valeur, augmente les gains des producteurs africains des produits de base. Il permet aussi l’exploitation des zones reculées pour lesquelles la construction d’une infrastructure ne serait pas possible pour raisons de coût. Il permettra donc un désenclavement des populations les plus reculées tout en leur donnant accès aux bienfaits des centres urbains.

« 3. Création de la Zone de libre-échange continentale africaine », qui a une visée : « Accélérer le commerce intra-africain et renforcer la position commerciale de l’Afrique sur le marché mondial ». Le TéraDrone est, pour lors, le seul engin capable d’accomplir cette visée.

La ZLEC ou ZLECA est l’adoption politique du processus (progressif) de suppression des droits de douane à l’intérieur de l’ensemble du continent africain par l’Union Africaine lors de la 18ème session de la Conférence de l’Union Africaine, en janvier 2012. Les Nations Unies et certains grands organismes privés (Banques, etc.) appuient ce projet. Le siège de la ZLEC est à Accra (Ghana). Selon L’Agenda de l’Union Africaine, l’An 2017 est la date de création et l’An 2063 devrait marquer la réalisation de cette phase historique. Le 21 mars 2018, le Cap-Vert signe le Traité et le ratifie le 13 novembre 2020. Le 21 mars 2018, le Cameroun signe le Traité et le ratifie le 31 août 2019. Les deux pays sont donc membres de la ZLECA.TéraDrone

Or ce projet d’unification du marché intérieur africain se heurte à un obstacle majeur : le grand déficit d’infrastructures de communications maritimes, terrestres et aériennes ; le très mauvais état des voies terrestres (surtout en saison de pluies), la durée de livraison (pesticides, conservateurs, cueillette précoce, etc.), les difficultés et les coûts élevés de transport des marchandises…

Le TéraDrone est le seul appareil de transport qui réponde totalement à l’exigence de l’unification douanière de l’Afrique tout entière, en moins de trois ans. C’est l’instrument de prédilection de la ZLEC, le moyen qui donne corps à sa visée. Sa construction est rapide. Sa rentabilité est très forte. Le coût de transport des produits est presque nul. Somme toute, il sera le plus puissant soutien jamais apporté à l’Agriculture africaine et au monde paysan. Il règle tous les problèmes de la filière logistique.

« 7. Création d’un marché unique africain du transport aérien », qui a pour dessein de « créer un marché unique du transport aérien unifié en Afrique, afin de donner une impulsion au programme d’intégration économique et de croissance du continent. Le SAATM prévoit la libéralisation totale des services de transport aérien intra-africain en termes d’accès au marché, de droits de trafic pour les services aériens réguliers et de fret par les compagnies aériennes éligibles, améliorant ainsi la connectivité des services aériens et l’efficacité des transporteurs aériens. Il supprime les restrictions à la propriété et prévoit la libéralisation complète des fréquences, des tarifs et des capacités ». Le TéraDrone est l’outil par excellence de ce marché unique.  

« 11. Stratégie spatiale africaine pour l’espace extra-atmosphérique », qui « vise à renforcer l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique par l’Afrique pour soutenir son développement. L’espace extra-atmosphérique revêt une importance capitale pour le développement de l’Afrique dans tous les domaines : agriculture, gestion des catastrophes, télédétection, prévisions climatiques, banque et finances, ainsi que défense et sécurité ».

Pour le développement de ces huit (8) secteurs, le TéraDrone et le Lanceur de satellites développés par Warpa répondent, de façon très précise, à l’ambition stratégique de la nouvelle spatiologie africaine telle que suggérée par L’Agenda 2063.

Pour compléter l’indéniable valeur ajoutée qu’apporte le TéraDrone, précisons que Warpa prévoit la création et la gestion d’une grande école aéronautique dans un pays d’Afrique.

Bref, chacun l’aura compris, la fabrication, la livraison, la mise en service et l’exploitation du TéraDrone modifieront, de façon profonde et à elles seules, le tableau de l’emploi, inverseront les balances du commerce extérieur, augmenteront les recettes douanières et rééquilibreront les balances des paiements des pays africains intéressés à son implantation.

Si L’Agenda 2063 est « le plan directeur pour faire de l’Afrique la locomotive mondiale de l’avenir », le TéraDrone et le Lanceur de satellites civils géostationnaires seront comme l’accélérateur de la réalisation de cet Agenda.

TéraDrone

Lanceur de Satellite

En résumé, toutes les parties de l’Afrique seront reliées. La géographie n’offrira plus ses obstacles. Plus rien ne pourra arrêter la mise en relation directe des espaces de production entre eux et entre eux et tous les points de livraison. Dans son célèbre ouvrage L’Afrique, Carl Ritter, le fondateur de la Géographie moderne (scientifique), prédisait que la technologie permettra à l’Afrique de surmonter tous ses obstacles géographiques. Le TéraDrone est en passe de lui donner raison.

Une révolution industrielle nécessaire

Mais alors, comment penser puis oser, pour construire l’unité de l’Afrique non pas post-Covid, comme il est généralement dit, mais bien l’Afrique intra-Covid et secouée par la double crise du blé et des énergies fossiles russo-ukrainienne qui induit une ravageuse inflation des prix ? Car si cette lourde pandémie a ravagé le monde, elle a surtout définitivement montré la grande faiblesse et la précarité structurelle de l’économie générale de l’Afrique, surtout dans un pays comme le Cap-Vert, petit et vieux pays de services, qui avait jusqu’ici trouvé dans la beauté de la Nature (climat et plages), dans la Sodade (mélodie célébrée par Homère) et dans la Morabeza (hospitalité encensée par Ulysse) de puissants facteurs pour organiser le tourisme comme moteur de sa croissance et source d’amélioration des conditions de vie de ses habitants. Ce ressort touristique s’est cassé et est désormais aléatoire. Il est « contingent » (Aristote), et à la différence de la nécessité ne peut fonder une politique publique sur le long terme. Certes il peut être relancé mais jamais plus il ne constituera la base solide et fiable d’une politique publique. Au reste, le même phénomène s’observe au Sri-Lanka, pays insulaire, dont le tourisme est le premier des quatre grands secteurs économiques. L’industrie touristique s’y est effondrée.

En tous les cas, les principaux tableaux de l’économie africaine (économie, finances, système productifet échanges extérieurs) ont été ébranlés. Ils doivent à présent être repensés et réorganisés, selon un autre modèle. Sous ce rapport, le « rêve » spatial est une nécessité historique qui, appelant un nouveau paradigme, y introduira une modification structurelle : l’émergence d’une industrie spatiale (secteur secondaire) comme la réponse la plus adéquate à la fragilité du tourisme appartenant (secteur tertiaire) et/ou de l’agriculture du secteur primaire. En d’autres termes, cette industrie nouvelle conduit à une modification substantielle de l’appareil productif et un renforcement significatif du système productif africain. Il est permis, d’un côté, d’envisager que cette industrie spatiale apporte un appui considérable au secteur touristique classique, et, d’un autre côté, d’imaginer l’excellence en matière de tourisme spatial.

Or les Dia-sporas et les sociétés civiles africaines, deux forces puissantes et autonomes, ont d’immenses ressources humaines, scientifiques, techniques et financières qui, mobilisées, peuvent enclencher une telle révolution scientifique comme prélude à une transformation structurelle du système économique africain. Comment ? 

Le rôle des Dia-sporas, des sociétés civiles, des investisseurs et des savants étrangers

Quelques articles ont été consacrés au rôle de la dia-spora. Nous n’y ajouterons qu’une précision conceptuelle : la dia-spora africaine est, en réalité, la société civile africaine (basée) en pays étrangers. Au fond, ces deux sociétés civiles n’en forment qu’une seule, organiquement liées par les familles et les milieux associatifs. L’une est l’avers et l’autre le revers, les deux faces qui constituent la société civile africaine. Elles devront un jour être juridiquement et politiquement rattachées.

Or certains membres de cette dia-spora peuvent être de véritables incitateurs pour les investissements étrangers directs (IDE) et le développement industriel. Nous l’avons rappelé dans d’autres textes. Il n’est donc pas utile d’y revenir. Il suffira donc d’insister sur une autre fonction : la dia-spora comme force de mobilisation de savants étrangers disposant de brevets d’invention susceptibles de structurer et de développer le secteur industriel. L’exemple du TéraDrone est probant et illustre ce point de vue. En effet, il est la plus puissante force productive jamais conçue, actuellement en phase de finalisation et bientôt disponible, capable de rattraper le retard de L’Agenda 2063. Il introduit, sur tous les plans, un gain de productivité inouï. Au reste, le TéraDrone est l’un des plus grands appareils de la décarbonationde l’Afrique, même s’il faut reconnaître que ce continent est le moins carboné. Il est donc un outil d’anticipation qui, par avance, désamorcera sa course vers la carbonation. Quel moyen de transport mondial est plus prometteur que le TéraDrone dans l’acheminement des produits agricoles ?

Somme toute, lorsque le gigantesque Plan agricole de l’État camerounais, articulé autour de deux projets majeurs sera mis en œuvre en tant que nécessité hypothétique et fera du Cameroun le grenier continental, toute l’utilité du TéraDrone apparaitra comme la plus puissante « machine agricole ». Et comme l’a dit Thomas Khun

Toulouse, Paris, Madrid et Praia, le 08 juillet 2022

 

Partager.

Répondre