Angélique Kidjo va inaugurer, ce mardi à Los Angeles, son étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood. À 66 ans, la chanteuse franco-béninoise devient la première artiste africaine à recevoir cette distinction. L’attribution de son étoile avait été annoncée à l’été 2025.
Pour cette cérémonie, la chanteuse à la carrière internationale de plus de quarante ans sera entourée de l’acteur américain Willem Dafoe et du producteur Harvey Mason Jr., patron des Grammy Awards, selon les organisateurs.
Détentrice de cinq Grammy Awards, Angélique Kidjo « a contribué à ouvrir la voie aux artistes africains sur la scène internationale », souligne dans un communiqué la Chambre de commerce d’Hollywood, qui sélectionne les lauréats du Walk of Fame.
« Je ne serai pas la dernière »
L’annonce de son étoile, à l’été 2025, avait mis en joie la principale intéressée. « Je suis certes la première chanteuse africaine à avoir une étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood, mais je suis persuadée que je ne serai pas la dernière », confiait-elle alors à l’Agence France-Presse (AFP). « Beaucoup d’autres suivront et cela emplit mon cœur de joie. »
Une intuition crédible : la génération afrobeats qu’elle a elle-même côtoyée en studio, des Nigérians Davido à Burna Boy, occupe désormais une place centrale dans l’industrie musicale mondiale. Le chemin entre Cotonou et Hollywood est moins long qu’il y a quarante ans.
Quarante ans à brasser les influences
Repérée au début des années 1980 par Chris Blackwell, le producteur de Bob Marley, Angélique Kidjo a bâti sa carrière sur les métissages. Elle a revisité le Boléro de Ravel comme la pop des Talking Heads, sans jamais couper le fil avec ses racines béninoises.
Au-delà de la scène, elle est une habituée des sommets internationaux, dont le Forum économique mondial de Davos, où elle relaie le travail de sa fondation Batonga, qui milite depuis 2006 pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique. L’étoile d’Hollywood couronne une artiste, mais aussi une passeuse.
Avec AFP








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