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Benoît Chervalier, associé-gérant et co-fondateur de One2five Advisory

« Notre déploiement sur le continent sera graduel et visera à être proche des centres de décision »

 

Benoît ChervalierOne2five advisory, une nouvelle boutique destinée aux gouvernements et aux entreprises, vient d’être créée. Benoît Chervalier, ancien de la Banque africaine de développement, qui s’est associé à un groupe d’experts en finance internationale et en développement, explique les ambitions de son cabinet.

AFRIMAG : Qu’est ce qui vous a poussé à créer One2five advisory ?

Benoît Chervalier : Il existe aujourd’hui un espace entre les acteurs publics (agences bilatérales et multilatérales de développement, banques sous-régionales) et les acteurs privés traditionnels (banques d’affaires, banques émettrices et sociétés de conseil). Aucun acteur privé n’est aujourd’hui spécialisé sur les problématiques souveraines – ils ne le font qu’en complément d’autres activités. Il nous est donc apparu nécessaire d’offrir une réponse adaptée en proposant une offre ciblée en termes de services et en termes géographiques. Le nom “One2five” illustre notre volonté de partir du continent africain pour aller vers les autres et l’effet de levier que représente le conseil en matière de financement de projet.

Pourquoi votre banque d’affaires cible particulièrement le financement à caractère souverain des pays émergents et africains ?

Outre les éléments ci-dessus, les principaux besoins des pays portent sur les questions de dettes et de financement. Les pays où les autres entités publiques (municipalités, provinces, entreprises publiques) doivent financer leur développement en ayant recours à des instruments ou procédés innovants. Parallèlement, ce financement ne doit pas mettre en péril la soutenabilité en matière d’endettement de ces entités. Enfin, du fait de la baisse des prix des matières premières et de la dépréciation de plusieurs monnaies nationales, plusieurs pays font peser des risques budgétaires et macroéconomiques imposant des solutions innovantes. Nos expériences et nos expertises se concentrent sur ces problématiques. Il est à noter que notre offre cible aussi les entreprises à partir du moment où le conseil porte sur une problématique souveraine (négociation de l’octroi d’une garantie, accès aux financements des agences publiques, etc.). 

Concrètement, que comptez-vous apporter aux gouvernements africains ?

Le conseil ne porte pas exclusivement sur les gouvernements mais touche également toutes les autres entités publiques (entreprise publique, municipalité, province, etc.). Les services peuvent varier en fonction de la typologie de client. Mais de manière générale, nos services permettent de conseiller une entité publique en cas de restructuration de dettes; de négocier des mécanismes de garanties en cas de couverture de change ou d’autres types de risques (exposition matières premières, dérèglement climatique, etc.) ; de conseil en cas de besoins de financements (accès aux marchés de capitaux, prêts syndiqués, financement avec garanties).

A combien estimez-vous ce marché ?

Donner un chiffre serait trop approximatif dans la mesure où notre offre croise à la fois un nouveau marché et quelques marchés existants. Notre offre est innovante dans la mesure où elle est ciblée sur les entités souveraines mais elle comprend toutes ses formes. L’ensemble de ce marché en Afrique se chiffre donc à plusieurs centaines de millions de dollars.

Comment comptez-vous vous déployer sur le terrain ?

Dès le départ, notre conception est de combiner une offre partant des centres de décision pertinents sur ce métier (Abidjan, Londres, Paris et Washington). Notre déploiement sur le continent sera graduel et visera à être proche des centres de décision. Ainsi, nous ambitionnons de nous renforcer dans un premier temps et à court terme en fonction de nos résultats en Côte d’Ivoire avant d’envisager d’autres implantations. Nous avons une stratégie de développement plus à court terme mais il serait prématuré de l’évoquer à ce stade. 

Banque & Finance Benoît Chervalier Gouvernance Innovation One2five advisory

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