Invité à un forum organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Amadou Coulibaly, a déclaré que la Côte d’Ivoire a besoin de plus de 2 000 milliards FCFA (3 milliards de dollars) pour réaliser son programme d’infrastructures numériques.
Ce montant sera affecté à la construction du Centre national de données et l’achèvement du projet de développement du réseau national de fibre optique. Les deux projets, programmés pour 2025, s’ajouteront à d’autres prévus dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement du numérique.
Le centre de données permettra de regrouper en un seul endroit sécurisé l’ensemble des services publics que dématérialise actuellement le gouvernement, et garantira leur efficacité. Le réseau de fibre optique permettra aux pouvoirs publics d’apporter l’internet à haut débit, indispensable à l’accès aux services dématérialisés et aux opportunités économiques pour les ménages.
Le gouvernement ivoirien prévoit pour cela de mettre en place un Comité national de digitalisation qui coordonnera les projets liés au développement du secteur numérique.
Selon la Banque mondiale, l’économie numérique pourrait rapporter à la Côte d’Ivoire plus de 5,5 milliards de dollars d’ici 2025 si les investissements annoncés dans la stratégie étaient concrétisés.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




Côte d’Ivoire

![Tribune | Bataille mondiale des imaginaires : «pour une souveraineté créative numérique africaine » [Par Mohamed Zoghlami] Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Aurion-450x253.jpg)


![Éclairage | Modèles holistiques du monde : vers une diplomatie africaine des imaginaires [Par Benoist Mallet Di Bento] L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase : celle des modèles holistiques du monde (world models), capables d’intégrer texte, image, voix, geste et contexte pour simuler des environnements cohérents. Cette évolution n’est pas seulement technologique : elle redéfinit les équilibres de puissance. Qui modélise le monde façonne sa représentation. Qui encode les langues et les récits en fixe les cadres cognitifs.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tiggerfish-450x253.jpg)
