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Côte d’Ivoire : Lancement de la construction de deux usines de transformation de cacao

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Premier producteur mondial de cacao, avec 40% du marché, la Côte d’Ivoire veut davantage être présente sur la chaîne de valeur du marché cacaoyer en lançant le mardi 22 septembre la construction de deux nouvelles usines de transformation du cacao à Abidjan et San Pedro.

 

La filière cacaoyère de la Côte d’Ivoire se porte bien et veut davantage mieux aller. En lançant la construction de deux nouvelles usines de transformation du cacao dont une à Abidjan, la capitale économique, et l’autre à San Pedro, le grand port cacaoyer du sud-ouest du pays, la Côte d’Ivoire veut accroître la valeur ajoutée dans la filière, véritable poumon de l’économie. Les deux complexes seront dotés d’une capacité de transformation de fèves de cacao de 50 000 tonnes chacun, de deux entrepôts de stockage de 300 000 tonnes et d’un centre de formation aux métiers du cacao. L’objectif est de transformer davantage «l’or brun» en pâte de cacao pour l’exportation et la fabrication de chocolat. D’autant que le pays ne transforme actuellement que 25% de sa production annuelle d’environ deux millions de tonnes de fèves. Et l’ambition affichée est de porter cette capacité à 600 000 tonnes, puis à un million de tonnes par an. En posant la première pierre de l’usine d’Abidjan, ce mardi 22 septembre, le Président ivoirien, Alassane Ouattara mise plutôt sur une transformation semi-finie de la fève à 100% d’ici 2025. Vœu qu’il a traduit devant les entrepreneurs afin de les inviter à investir davantage dans la transformation du cacao, dont le taux est situé entre 35 et 40 % pour le semi-fini et en dessous de 5% pour le fini.

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Chaîne de valeur à renforcer 

Usine Cemoi d'Abidjan

Usine Cemoi d’Abidjan

Selon Yves Koné, le Directeur général du Conseil café-cacao, l’organisme public ivoirien qui gère la filière, la construction de ces deux infrastructures est confiée à China Light Industry Design Engineering (CNDC) et devrait durer deux ans. L’investissement total est chiffré à 216 milliards de FCFA financé par un prêt de la Chine et «40% de la production des usines sera destinée au marché chinois», selon les termes de la convention.

Pour Adjoumani Kouassi Kobenan, ministre de l’Agriculture et du développement rural, ce projet de transformation locale va booster et la production et le revenu des producteurs, estimé actuellement à 12 905 milliards de FCFA. Il est à noter que le cacao représente 10% du PIB ivoirien, 40% de ses recettes d’exportation, et fait vivre 5 millions de personnes, soit environ un cinquième de la population, selon la Banque mondiale.

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