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Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara, la filière cacaoyère ivoirienne poursuit sa transformation en misant…
La banque néerlandaise de développement FMO a signé, le 3 septembre 2026, une facilité de fonds de roulement de 20 millions d'euros, soit environ 13,1 milliards de FCFA, au profit d'Ivory Cocoa Products (ICP), l'un des principaux transformateurs de cacao détenus localement en Côte d'Ivoire. D'une durée de quatre ans, l'enveloppe comprend une tranche engagée de 15 millions d'euros et une tranche additionnelle de 5 millions non encore engagée. Objectif : permettre à l'usine de San Pedro de s'approvisionner régulièrement en fèves de qualité, dans un marché mondial toujours marqué par une forte volatilité des cours.
Le Ghana veut sanctuariser ses plantations de cacao pour enrayer l’érosion de sa production. Mais la réforme voulue par les autorités suscite une levée de boucliers chez les producteurs, qui redoutent de perdre la maîtrise de leurs terres. Entre lutte contre l’orpaillage, protection d’un secteur stratégique et droit des agriculteurs à adapter leurs exploitations, le président John Dramani Mahama devra trouver un difficile équilibre.
Le Ghana s'attend à un nouveau décrochage de sa production de cacao lors de la prochaine campagne, un scénario qui risque de prolonger les tensions sur le marché mondial alors que la filière traverse une tempête chez les deux premiers producteurs de la fève (Côte d’Ivoire et Ghana). Selon les prévisions du Conseil ghanéen du cacao (Cocobod), la récolte de la campagne 2026-2027 devrait baisser d'au moins 16 %, conséquence de mauvaises conditions climatiques, de maladies persistantes et de la dégradation des plantations. Ce sont autant de revenus en moins pour les petits agriculteurs de la filière.
Face à la volatilité des cours mondiaux et à la pression des marchés occidentaux, la Côte d'Ivoire et le Ghana scellent une alliance historique. En harmonisant leurs prix d'achat et en ouvrant leur coalition à d'autres géants africains, les Présidents Alassane Ouattara et John Dramani Mahama transforment l'« Initiative Cacao » en une arme de souveraineté économique. Objectif : imposer un prix juste pour les millions de planteurs qui nourrissent l'industrie mondiale du cacao.
L’élan de l’excellent début de campagne cacao à l’export, 1 million de tonnes déjà écoulées dans le cadre de contrats pour la récolte 2026-27, pourrait être contrarié par le phénomène climatique El Niño attendu en juillet, s’inquiètent les professionnels de la filière et les négociants sur le marché des commodities agricoles. En effet, afin de réguler les stocks, le Conseil du Café et du Cacao (CCC), basé à Abidjan, a également relevé sa prime sur les ventes supplémentaires de zéro à 135 dollars par tonne au-dessus du prix à terme, selon des sources sectorielles citées par Reuters.
L'acheteur public de cacao- Produce Buying Company- est incapable d'acheter du cacao aux agriculteurs après avoir accumulé des dettes de 673 millions de cedis, soit 60 millions de dollars. Une cessation de paiement qui a conduit ses créanciers à activer la procédure de saisie d'actifs, révèle une source interne au sein de l’organisme à l’agence Reuters. Un consortium de banques ghanéennes à qui l'on doit 257 millions de cedis, a obtenu en mars une ordonnance du tribunal pour vendre les actifs de la société.
Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire envisage de réformer son système de commercialisation du cacao en alignant davantage les prix réglementaires de reprise aux agriculteurs sur les prix internationaux, ont indiqué des autorités gouvernementales, rapporte l’agence Reuters. Cette décision fait suite à une forte baisse des prix mondiaux du cacao, qui a déclenché une crise des ventes dans la filière et entraîné une accumulation de fèves invendues à l'intérieur du pays et dans les entrepôts portuaires
Les acheteurs de cacao agréés du pays doivent jusqu'à 750 millions de dollars aux banques, a déclaré l'association qui les représente, privant ainsi le secteur financier de liquidités pour les achats de fèves à un moment où les prêteurs peinent à se remettre de la plus grave crise économique que le pays ait connue depuis une génération
Deuxième producteur mondial de cacao, le Ghana a décidé de revaloriser le prix plancher de la tonne de cacao «bord champ» (ndlr : départ ferme ou exploitation) pour la campagne principale 2025/2026 à 58.000 cedis, soit 4.628 dollars. Par kilo, les paysans et cultivateurs toucheront ainsi 4,6 dollars à partir de ce vendredi 3 octobre. Ce nouveau tarif de reprise marque une hausse de 12,27 % par rapport au prix minimum annoncé au début de la campagne en août dernier
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