Les tensions en Ukraine ont provoqué une hausse du cours du blé, qui a bondi de 6 %, depuis mardi 22 février. La Russie se classe au deuxième rang des pays exportateurs de blé, et l’Ukraine au quatrième.
Le cours du blé a augmenté de 12 % en trois semaines. L’Ukraine est un producteur important de blé au niveau mondial. L’Ukraine et la Russie, à elles deux exportent 30% de blé au niveau mondial.
Plus qu’un simple pays producteur, l’Ukraine est le grenier à blé de l’Europe. Il représente 12 % des exportations de la céréale dans le monde, et la Russie, 17 %. En cas de conflit armé, la production pourrait se réduire et le grenier ukrainien se vider. « Si l’offre diminue dans les prochains mois alors que la demande restera réelle et maintenue, vous pouvez avoir des conséquences importantes », analyse Sébastien Abis, directeur du club Demeter et chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques. Les conséquences sur le prix pourraient être durables, surtout si le conflit s’étend à la Mer Noire, au sud de l’Ukraine, d’où sont exportées les céréales par bateau.








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