La mise en place d’un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran s’accompagne de discussions qui doivent débuter ce vendredi à Islamabad, au Pakistan, pour mettre fin à la guerre.
Donald Trump assure que « la proposition en 10 points de la part de l’Iran » est une « base viable pour les négociations. »
Non-agression, levée des sanctions… Voici ce que demande le régime de Téhéran.
Islamabad assure que les deux parties sont « très avancées dans la conclusion d’un accord définitif concernant une paix durable avec l’Iran et la paix au Moyen-Orient.” Sur son réseau Truth Social, Donald Trump indique avoir “reçu une proposition en 10 points de la part » de Téhéran avec qui les États-Unis viennent de s’accorder sur un cessez-le-feu de deux semaines. “Nous estimons qu’il s’agit d’une base viable pour les négociations”, souligne le président américain. « Presque tous les points de discorde passés ont fait l’objet d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, mais un délai de deux semaines permettra de finaliser et de conclure l’accord”, ajoute-t-il encore. Mais que prévoit ce texte publié par le Conseil suprême de la sécurité nationale ?
Contrôle du détroit d’Ormuz et enrichissement d’uranium
L’Iran demande d’abord le désengagement des États-Unis avec la fin des attaques américaines sur son sol et le retrait des forces américaines du Moyen-Orient. Un porte-avions, plusieurs navires américains et près de 2.500 marines sont actuellement stationnés dans la région. Téhéran réclame aussi la cessation des combats sur tous les fronts dont celui du sud du Liban, bastion du Hezbollah, alors qu’Israël refuse d’inclure son pays voisin dans le cessez-le-feu. Le pays exige aussi la levée de toutes les sanctions le visant et l’abrogation de toutes les résolutions votées contre la République islamique par le Conseil de sécurité de l’ONU et par le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que des compensations financières pour les dommages causés.
Autre point clé de ce plan ? Le sort du détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes souhaitent en avoir le plein contrôle. Des sources proches des négociateurs évoquent la mise en place d’un droit de passage sur les navires empruntant le détroit. Autant de sommes qui pourraient servir à la reconstruction du pays. Quant à l’épineuse question du nucléaire, le plan iranien en dix points soumis aux États-Unis prévoit que Washington accepte la poursuite du programme de Téhéran sur l’enrichissement d’uranium, étape indispensable pour obtenir la bombe atomique. Mais cette mention n’est pas inscrite dans la version en anglais communiquée aux journalistes anglo-saxons par les diplomates iraniens.
De nombreux spécialistes estiment déjà que ce plan est « inacceptable » en l’état par les Américains. Donald Trump a précisé cette nuit dans une interview à l’AFP que « cette question de l’uranium iranien serait parfaitement réglée”, sans quoi il n’aurait “pas accepté » le cessez-le-feu.
Avec AFP





Iran

![Tribune | Le piège stratégique iranien : une dynamique d’usure globale [Par Benoist Mallet Di Bento] Plusieurs analyses récentes de groupes de réflexion européens (think tanks) soulignent la nécessité pour l’Union européenne de renforcer sa capacité à agir sur les dynamiques stratégiques, notamment face aux tensions nucléaires au Moyen-Orient. Des propositions telles qu’une « zone exempte d’armes nucléaires » traduisent une ambition normative séduisante sur le plan moral, mais confrontée à des réalités géopolitiques complexes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Mohammad-Ghalibaf-President-du-Parlement-iranien-lhomme-fort-du-moment--450x226.jpg)



