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Économie Circulaire : Le nouveau visage sociétal du Groupe OCP

Préserver la ressource, la valoriser et la transformer dans des conditions respectueuses de l’environnement est devenu le crédo du Groupe OCP qui milite également pour une consommation rationalisée d’engrais désormais customisés. Pour ce faire, le phosphatier déploie deux programmes rigoureux : Economie Circulaire et Act4Community qui placent la Responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) au centre des préoccupations.

“Economie Circulaire” et ” Act4Community”, deux concepts phares qui tiennent aujourd’hui une place à part dans l’organisation du leader mondial des phosphates, le Groupe marocain OCP. Sur ses sites, les programmes écologiques ne sont pas que des simples slogans mais se voient à perte de vue.

Réparer ce que les machines, à la pointe de l’extraction minière, ont perforé pour atteindre la roche phosphatée reste une priorité dans les engagements responsables du Groupe OCP.

Ici, on est également responsable des populations se trouvant dans le périmètre minier allant de Khouribga à Boucraa en passant par les ports minéraliers de Jorf Lasfar et de Safi. Mais également Benguerir.

Station terminale du slurry pipeline OCP-Jorf Lasfar

Station terminale du slurry pipeline OCP-Jorf Lasfar

Grâce à l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Benguerir, une bourgade naguère inconnue, est devenue une cité estudiantine de premier plan au Maroc. Son modèle d’enseignement anglo-saxon et son centre de recherche et développement (R&D) accueillant des étudiants de différentes nationalités, des chercheurs et des professeurs des meilleures universités au monde.

Autant de facteurs réunis permettent au géant mondial des fertilisants d’investir massivement dans les programmes d’économie circulaire et de RSE. Au sein du groupe, la RSE change de contenu pour prendre l’appellation : “Act4Community”, c’est-à-dire “Agir pour et avec la communauté”.

Si l’environnement et la RSE faisaient d’ores et déjà partie du développement durable au sein d’OCP, aujourd’hui, ce dernier se focalise davantage sur les 17 Objectifs du développement durable des Nations-Unies (ODD).

D’ailleurs, un travail de benchmark sur différentes approches de concepts telles que l’économie régénérative, l’écologie industrielle ou encore le bio-mimétisme a été mené au sein du groupe. Il a permis de choisir le concept d’économie circulaire comme ligne directrice, lequel est conforté par la norme BS8001 mise en place en mai 2017 par BSI. Cette norme BS8001, faut-il le rappeler, définit l’économie circulaire comme étant un concept qui reprend tous les précédents. “L’économie circulaire, c’est l’économie de la ressource et sa préservation. Tous ses défenseurs tirent la sonnette d’alarme pour dire qu’il ne s’agit pas de recycler, mais de travailler en amont”, précise Hanane Mourchid, Head of Economie Circulaire du Groupe OCP. 

La durabilité gage de préservation de l’écosystème naturel

Pour s’inscrire dans la circularité de l’économie, Le Groupe OCP s’est fixé un schéma de travail avec comme ressource la roche du phosphate dont 75% des réserves mondiales sont sous son contrôle.

“Œuvrer pour consommer cette richesse de manière durable est non seulement une exigence mais une responsabilité envers la communauté”, explique-t-elle. Pour ce faire, une liste de projets sur la manière la plus efficiente de produire dans les usines a été mise en place.

Ces projets tournent essentiellement autour de la production durable avec comme piliers : les eaux non conventionnelles (un succédané issu des eaux usées et des eaux de mer dessalées), les énergies renouvelables, l’excellence environnementale ainsi que l’excellence opérationnelle et les achats durables. OCP se penche aussi sur la customisation de ses produits, en offrant des produits qui répondent exactement aux besoins des clients

Unité Sulfacid- Jorf Lasfar

Unité Sulfacid- Jorf Lasfar

De façon schématique, l’économie circulaire au sein du groupe se décline de la façon suivante : les usines doivent produire durablement avec l’utilisation d’un minimum de ressources, avoir recours aux énergies renouvelables, avoir le minimum d’impact sur l’environnement, et éviter le gaspillage par le biais de la valorisation des coproduits et du recyclage de leurs déchets. Dans ce schéma, la participation du consommateur à l’économie circulaire consiste à n’utiliser que le juste nécessaire.

Cette prise de conscience se traduit également sur le terrain par l’utilisation d’engrais les plus adaptés au sol et aux cultures. C’est sur la base de ces différentes interrogations parmi d’autres, que les ingénieurs du géant mondial des phosphates ont conçu des cartes de fertilité des sols. Celles-ci offrent à l’agriculteur la possibilité d’utiliser de façon optimale l’engrais. “Nous avons fait de la reconnaissance des sols dans plusieurs pays en Afrique à commencer par le Maroc. Il s’agit d’informer le paysan africain des besoins de sa terre et de son caractère essentiel pour son environnement”, dit H. Mourchid. Et d’enchainer : “sur les questions liées à l’agriculture, à l’environnement et plus généralement à l’économie des ressources, le Groupe OCP revendique dans son domaine d’activité une stratégie mettant en avant les meilleures pratiques”. En témoigne son passage aux unités Sulfacid. Sur cette technologie précise, il joue même les avant-gardistes dans la limitation de production des rejets de dioxyde de soufre (So2). Concernant ce gaz, la norme la plus contraignante est celle de la Banque mondiale qui fixe une limite de 160 Parts par millions (PPM). Avec ses nouvelles unités de lavage, le Groupe OCP ne dépasse guère les 15 PPM, soit dix fois moins que le seuil fixé par la Banque mondiale.

“Qu’est-ce qui nous aurait poussé à investir dans une telle prouesse technologique sinon que montrer la voie à suivre”, s’enthousiasme-t-elle.

Sur les questions environnementales, la philosophie du phosphatier marocain consiste à s’aligner sur les meilleures technologies pour ensuite les développer et les mettre à profit. C’est le cas du Sulfacid, une technologie qui existe mais qui n’a jamais été mise en pratique sur une unité sulfurique à grande échelle. Cette technologie est désormais incubée par le Groupe OCP. “S’il y a un exemple dont on veut s’inspirer, c’est bien de celui-là”, clame-t-elle. 

Eau et énergie au cœur du système de préservation

Au Maroc, ce n’est pas l’industrie mais l’agriculture qui consomme la plus grande quantité d’eau. Et pourtant, le pays est classé parmi les 19 au monde les plus soumis au stress hydrique. Dans l’optique de donner l’exemple, le Groupe OCP a décidé d’abandonner l’utilisation des eaux conventionnelles (eaux de surface et de fond) pour le bien de la communauté. Comme ersatz, il a jeté son dévolu sur les eaux usées épurées ou les eaux de mer dessalées.

“Nous projetons de nous alimenter à 100% à partir d’eaux non conventionnelles, utilisées dans tous nos sites industriels que ce soit miniers ou de transformation. Ces eaux usées ne sont pas de nous mais plutôt celles des villes adjacentes “, indique celle qui dirige le programme Economie Circulaire du Groupe OCP. Il ressort de cette expérience probante, espérons que cela fera des émules dans l’industrie et l’agrobusiness, le développement de partenariats avec des institutionnels locaux sur la gestion et réutilisation des eaux usées dans les villes se trouvant dans le périmètre des sites du groupe.

Il convient de noter à ce titre que trois stations d’épurations d’eaux usées ont d’ores et déjà été édifiées à Khouribga, Benguerir et Youssoufia. Les eaux épurées en sortie de ces stations alimentent les installations minières du Groupe.  

Par rapport à l’énergie, la même démarche est adoptée. “Nous sommes une industrie qui produit une partie de ses besoins à partir de la transformation industrielle que nous opérons dans nos usines, générant ainsi de la chaleur que nous transformons en énergie électrique”, révèle Hanane Mourchid. Et de poursuivre : “Avec notre programme, nous voulons arriver à 100% de production d’énergie électrique propre. Nous sommes aujourd’hui à 75% de cogénération, c’est-à-dire la production interne, plus certains contrats d’achat d’électricité éolienne.” La mine de Phosboucrâa, quant à elle, est déjà alimentée à 100% en énergie propre, celles de Youssoufia et Benguerir sont quasi couvertes depuis mi-2018.

Cela étant, d’autres projets de grand intérêt pour le Groupe OCP, comme la maitrise de l’empreinte carbone, déjà certifiée par AFNOR, alors même que le marché carbone est en cours d’implémentation au Maroc. Pour preuve, le pipeline labellisé lors de la COP22, a permis à l’OCP de réduire significativement son empreinte carbone. Ce qui n’est pas rien dans son engagement continu à l’égard des communautés environnantes.

Act4Community

Au sein du Groupe, la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) s’adapte au contexte politique, économique et social des régions d’implantation d’OCP. “Nous sommes un groupe implanté dans 5 zones autour desquelles émanent une forte demande en éducation, santé et emploi des communautés riveraines”, indique Nabila Tbeur, en charge de l’Act4Community au sein du Groupe OCP. La réponse à cette demande se traduit par plusieurs investissements sociétaux et la dotation des villages de la production en infrastructures collectives et des projets phares au profit des populations. L’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguerir est un cas édifiant à cet égard.

Les demandes adressées au Groupe OCP ne cessent de monter. D’autant plus qu’il est le seul acteur de poids dans les régions où se situent ses sites d’activité à pouvoir répondre à autant de demandes variées. Allant de la production de biens et services collectifs dans les secteurs de l’éducation, de la formation, d’adduction d’eau, de la santé… D’ailleurs, ces projets sont lancés souvent dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Ce contexte n’a pas cessé d’évoluer depuis 2011. “Avant 2011, le Groupe OCP avait déjà mis en place une certaine stratégie pour répondre à ce genre de sollicitations sociales. Après 2011, le Groupe a pris conscience que la demande de la jeunesse pour l’emploi nécessite de nouvelles réponses”, explique Nabila Tbeur.

Ainsi des opérations comme OCP Skills voient le jour. OCP Skills est une opération qui a touché 15.000 jeunes qui venaient de tout le Maroc. Il s’agit aussi de lancer un grand programme de formation des jeunes et de leur employabilité dans d’autres secteurs. C’est un programme qui a été mené avec les autorités du pays et ça répondait à un contexte assez particulier. Cela s’est fait avec les concours de l’OFPPT (Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail), les universités et les grandes écoles du pays.

Ce programme, – basé sur un vrai diagnostic d’une durée de 3 ans-, a permis de former 11000 jeunes. Ils ont été quasiment tous insérés à quelques exceptions près.

A partir de cette opération, le Groupe OCP a compris qu’il ne fallait plus réagir à un contexte politique donc il a fait de l’anticipation et de la pro-activité. “C’est pour cela que nous avons lancé les centres OCP Skills. Ce sont des plateformes qui ont été créées dans quatre provinces : Youssoufia, Rhamna, Khouribga et Phosboucraa. Elles visent à intégrer l’opération OCP Skills dans la durée”, dit Nabila Tbeur.

Autrement dit, cela signifie accueillir, écouter et orienter les jeunes soit vers l’employabilité soit vers la création d’entreprise. Ou encore travailler avec des relais locaux. Il s’agira dans ce cas, de former, renforcer et aider les associations locales à mener et à appuyer des projets utiles pour la population.

Grâce à son initiative Act4Community, le Groupe OCP poursuit son engagement en faveur d’actions communautaires à travers une démarche de “création de valeur partagée”.  Grâce à l’engagement de ses collaborateurs et la mise en place d’un mode de fonctionnement agile, Act4Community a permis la réalisation de plusieurs actions phares au profit des communautés et permet aux collaborateurs du Groupe OCP de mettre leur savoir-faire, leur expérience et leur énergie à la disposition de la communauté.  Et en un an, le volontariat a été un véritable levier pour généraliser Act4Community. Ce sont plus de 1200 collaborateurs OCP qui se sont déjà engagés en offrant leur savoir-faire, leur expertise et leur énergie à la communauté, permettant de faire un véritable travail autour de la responsabilité sociale et sociétale, tout en réinventant le lien du Groupe avec elle.

Cette démarche passe par le développement économique de l’écosystème local. L’objectif étant de mettre les ressources du Groupe au service de la communauté sur les activités et expertise du Groupe pour l’émergence d’un écosystème économique local qualifié.

Le renforcement de l’entreprenariat social pour des projets de proximité à fort impact social est érigé comme priorité. Il s’agit en l’occurrence d’engager des actions sociétales sources d’emploi et à fort impact durable via l’entreprenariat social et le développement communautaire (agriculture, éducation, santé, culture…).

Avec 3000 jours dédiés par les collaborateurs OCP à des projets sociaux, c’est le processus d’ancrage territorial et la traduction d’Act4Community en dynamique humaine et sociale qui sont en marche.

Dans son approche, OCP Group place l’environnement et les ressources au cœur de sa démarche, ce qui profite autant à sa clientèle qu’au sol, tout en garantissant la pérennité de son exploitation. De même, l’humain reste au centre de sa préoccupation, notamment les jeunes qu’il accompagne dans leurs projets d’insertion professionnelle ou de création d’entreprise.

OCP

Un commentaire

  1. Avatar

    C’est ce système d’entrepreneuriat qu’il faut adopter face au changement climatique.

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