Le républicain de 78 ans a fait déplacer le portrait de l’unique président noir de l’histoire des États-Unis, un démocrate, de l’autre côté du grand couloir d’entrée du bâtiment
La rivalité de Donald Trump avec Barack Obama s’affiche jusqu’aux murs de la Maison-Blanche : le président américain a remplacé le portrait de celui auquel il a succédé en 2017 par un tableau tiré de la tentative d’assassinat contre lui, le poing rageur.
Le républicain de 78 ans a fait déplacer le portrait de l’unique président noir de l’histoire des États-Unis, un démocrate, de l’autre côté du grand couloir d’entrée du bâtiment.
«Nouvelle œuvre d’art»
«Une nouvelle œuvre d’art à la Maison Blanche», a souligné le compte X de la présidence américaine dans une vidéo publiée vendredi, en montrant le tableau accroché à l’endroit, près de l’escalier principal, où était auparavant suspendu celui d’un Obama en costume, de face sur fond blanc.
Le tableau nouvellement installé capture le moment devenu célèbre où le candidat républicain à la dernière présidentielle, le visage ensanglanté et ceinturé par des agents, brandit le poing après avoir été visé par des tirs lors d’un meeting en juillet en Pennsylvanie, avec la bannière étoilée au second plan. La scène rappelle une image captée par un photojournaliste de l’agence américaine Associated Press (AP) et qui a fait le tour du monde. «Le portrait d’Obama a été déplacé à quelques mètres seulement», a répondu sur X le directeur de la Communication de la Maison Blanche Steven Cheung à une personne critiquant ce changement, ajoutant: «Boucle-la, débile».
Traditionnellement, les présidents américains déplacent fréquemment les portraits de leurs prédécesseurs mais gardent en général ceux des derniers titulaires de la fonction dans le grand hall d’entrée. Ce portrait d’Obama avait été accroché en 2022, sous Joe Biden, qui fut son vice-président.
Trump entretient une longue et âpre rivalité avec Obama. La tension remonte à l’époque où le promoteur immobilier et star de télé-réalité défendait la fausse affirmation selon laquelle Obama n’était pas de nationalité américaine. Ce dernier l’avait initialement ignoré avant de se mettre à se moquer de lui avec mordant.
Donald Trump, qui résiste rarement à la tentation de se mettre en avant, a fait installer à la sortie du Bureau ovale et dans un cadre doré sa photo d’identité judiciaire, prise lors de son inculpation en Géorgie (sud) pour tentative d’inverser les résultats de l’élection présidentielle de 2020.
Avec AFP





Etats-Unis




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
