Réunis jeudi dans un triple sommet (G7, UE, Otan) à Bruxelles, les Occidentaux se sont concertés pour répondre aux risques de pénuries alimentaires mondiales à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, deux exportateurs majeurs de blé.
« Les pénuries alimentaires vont se concrétiser », a mis en garde le président américain Joe Biden à Bruxelles après des sommets du G7 et de l’Otan, assurant que les Etats-Unis comme le Canada, gros producteurs de céréales, allaient augmenter leurs exportations en conséquence.
Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils allaient consacrer 11 milliards de dollars (environ 10 milliards d’euros) ces cinq prochaines années pour répondre aux menaces sur la sécurité alimentaire et à la malnutrition dans le monde.
La France, pour sa part, a proposé un plan d’urgence pour la sécurité alimentaire au niveau de l’UE et du G7. « Nous discutons également avec les Européens et tous les autres pays pour qu’ils suspendent toutes les restrictions sur leurs exportations alimentaires », a révélé le président Biden.
Le président Emmanuel Macron a appelé Moscou à être «Resoonsable» en permettant que les semis en Ukraine aient lieu. Faute de quoi la guerre provoquera dans 12 à 18 mois «une famine inéluctable», avec des pénuries de céréales au Moyen-Orient et en Afrique du Nord où «l’Egypte dépend notamment à 80% des céréales russes et ukrainiennes pour nourrir sa population».
Pour 2021-2024, l’Union européenne a prévu de consacrer au moins 2,5 milliards d’euros à un programme de coopération internationale en matière de nutrition, pour soutenir les systèmes alimentaires de quelque 70 pays partenaires.





