Tous les articles qui parlent de Union Européenne

Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.

Depuis le déclenchement de la crise migratoire de Sebta, il y a environ six semaines, la scène politique espagnole s'est focalisée sur ce sujet, devenu le centre des débats, des manchettes de journaux et un enjeu électoral instrumentalisé par la droite et l'extrême droite afin de faire tomber la coalition conduite par le parti socialiste de Pedro Sánchez. Toutefois, ce qui a pris de court plusieurs observateurs, c'est la tournure qu'ont pris les événements, car l'affaire a été européanisée et la coalition de droite au Parlement européen a saisi cette aubaine pour fragiliser le gouvernement Sánchez et prendre sa revanche sur le Maroc, qui lui a essuyé plusieurs revers, notamment au sujet de l'affaire du Sahara marocain et l'inclusion des produits originaires de ces provinces dans l'accord de libre-échange et l'accord de pêche.

La guerre civile au Soudan a déjà fait 150 000 morts et contraint 13 millions de personnes à fuir leur foyer. Les deux camps financent dans une large mesure leurs opérations armées grâce au commerce de l'or.

Le Conseil fédéral suisse a interdit dès ce jeudi 10 septembre 2026 l'achat et l'importation d'or d'origine soudanaise, s'alignant ainsi sur les sanctions de l'Union européenne (UE) en vigueur depuis le 15 juillet. Le Secrétariat d'État à l'économie (SECO) a confirmé à l'ONG suisse SWISSAID que les importations transitant par des pays tiers sont également visées. Reste la question de fond : sans transparence sur l'origine réelle du métal importé via Dubaï, la mesure risque de rester lettre morte.

Si plus de 80 % des produits canadiens restent exemptés de droits de douane aux États-Unis, les surtaxes imposées par l'administration Trump depuis l'an dernier ont déjà lourdement pesé sur les secteurs de l'aluminium, de l'acier et de l'industrie automobile. L'économie canadienne est même brièvement entrée en récession technique au premier trimestre, avant d'afficher des « signes d'amélioration », selon la Banque du Canada.

Une nouvelle salve de droits de douane américains, fixée à 50 %, frappe le Canada depuis le samedi 22 août, après l'échec d'ultimes négociations avec Washington. Le Premier ministre Mark Carney répond par deux leviers : la conquête de nouveaux marchés et le lancement de grands chantiers d'infrastructures. Le défi est de taille : les États-Unis absorbent encore autour de 70 % des exportations canadiennes, contre environ 4 % pour l'Union européenne en juin.

Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.

Lorsque j'ai entamé mes études universitaires dans les années 1970, le Maroc était en effervescence après l'avis consultatif de la CIJ sur le Sahara marocain et la décision de feu le Roi Hassan II d'organiser la Marche Verte pour parachever l'intégrité territoriale de l'empire chérifien, qui avait été dépecé par les puissances coloniales afin d'empêcher le Royaume de rugir à l'avenir et de l'isoler géographiquement et diplomatiquement. Mais le génie des Rois du Maroc a torpillé tous les complots et toutes les intrigues ourdies par le voisinage immédiat ou lointain.

Bruxelles voit le Maroc devenir la nouvelle porte d'entrée de la Chine Les interrogations européennes ont franchi un nouveau cap à la fin du mois de mai. Dans une enquête remarquée publiée le 31 mai 2026, le Financial Times révèle que la Commission européenne redoute de voir le Maroc servir de « rampe de lancement » à des produits chinois bénéficiant de généreuses subventions publiques.

À Tanger, Kénitra et bientôt dans tout le corridor industriel du nord du Royaume, les investissements chinois s'accélèrent à un rythme inédit. Batteries, composants automobiles, pneumatiques : le Maroc est en passe de devenir un maillon stratégique de la filière mondiale du véhicule électrique. Une réussite industrielle que Rabat revendique, mais qui nourrit les soupçons de l'Union européenne, persuadée que Pékin pourrait utiliser le Maroc comme porte d'entrée sur le marché européen. Depuis les collines qui dominent Tanger Med, le paysage raconte déjà une autre histoire du pays nord-africain.

Cette initiative constitue la première étape des efforts déployés par Washington pour reconstruire le mur tarifaire quasi mondial voulu par Donald Trump, après que la Cour suprême a invalidé en février dernier ses droits de douane « réciproques » de 10 % à 50 % imposés en vertu d'une loi sur les urgences nationales pour tenter de réduire le déficit commercial des Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont pris le reste du monde par surprise vendredi 24 juillet en instituant de nouveaux droits de douane de 10% et 12,5% sur les marchandises provenant de 60 partenaires, dont l'UE et la Chine. La Maison Blanche justifie sa décision par le fait que ces pays n'avaient pas réussi à freiner les importations réalisées par le travail forcé. Sauf que, ces taxes tombent au moment où un droit de douane mondial temporaire de 10 % arrivait à échéance.