Au Kenya, l’Institut de Recherche Médicale met au point une application mobile qui utilise l’intelligence artificielle pour diagnostiquer la tuberculose et d’autres maladies respiratoires.
L’objectif des chercheurs est de créer une application mobile capable de reconnaître avec précision une toux liée à la tuberculose et à d’autres maladies graves. Nduba Fidelis, le chercheur principal, explique que « ce logiciel utilise en quelque sorte l’intelligence artificielle et tente d’analyser les toux, que nous appelons les grammes spectraux de la toux, puis de les faire régresser. Il s’agit donc d’une manière mathématique de modéliser l’image de la toux afin de déterminer s’il existe une différence entre une personne atteinte de tuberculose et une autre qui ne l’est pas lorsqu’elle tousse ».
L’application de l’institut recueille les toux à l’aide de trois microphones, les résultats sont ensuite envoyés à l’université de Washington, qui les soumet à un logiciel existant appelé ResNet 18. Nduba pense que si le logiciel peut être testé avec précision, il pourra réduire le temps nécessaire à l’obtention d’un diagnostic et d’un traitement, ce qui contribuera à freiner la propagation de la tuberculose. En effet, « entre le moment où une personne présente des symptômes de tuberculose et celui où un médecin détermine qu’elle est atteinte de la maladie et qu’elle a besoin d’un traitement, il s’écoule en moyenne de 3 à 2 mois, voire un an. » Cette application qui détecte la tuberculose permet de « réduire la transmission au sein de la communauté, car une grande partie de la tuberculose est due à la transmission », explique-t-il. L’essai a été financé par le National Institutes of Health, mais il n’a pas encore reçu d’approbation réglementaire.
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