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À Magadi, Tata n’est que le dernier chapitre d’une histoire industrielle vieille de plus d’un siècle. La production de carbonate de sodium y a débuté en 1911 avec la Magadi Soda Company. Le groupe indien n’a pris les commandes du site qu’en 2005, après le rachat de Brunner Mond, propriétaire britannique de l’activité kényane. Le site du lac Magadi ne se contente pas d’extraire le trona.

À Magadi, le bras de fer entre Nairobi et Tata Chemicals change de dimension. Après avoir suspendu les activités du groupe indien, le président William Ruto veut désormais tourner la page et faire émerger de nouveaux opérateurs. En ligne de mire : les retombées économiques de l’exploitation du trona, mais surtout la transformation locale d’une ressource dont l’essentiel de la production est aujourd’hui exporté. Une rupture qui ouvre une bataille juridique et industrielle à forts enjeux.

Le calendrier choisi par Nairobi retient l'attention. En déclenchant les opérations de contrôle avant même l'adoption d'une loi encadrant ces activités, l'exécutif kényan entend agir vite. Les ressortissants étrangers opérant dans les segments réservés aux locaux seront les premiers visés.

Le président kényan William Ruto a ordonné des mesures contre les étrangers qui exploitent de petites entreprises réservées aux citoyens kényans. La répression devrait débuter la semaine prochaine, sans attendre l'adoption d'un texte législatif officiel. Une séquence qui témoigne de la volonté du chef de l'État de protéger les petits entrepreneurs locaux, dans un pays où le commerce informel fait vivre une part importante de la population active.

Interrogé en conférence de presse, Paul Kagame a indiqué que les discussions étaient réelles mais encore à un stade préliminaire : « c'est un travail en cours », a-t-il résumé, ajoutant que le Rwanda serait « très heureux de participer à ce type d'investissement. »

Le président rwandais Paul Kagame a confirmé lundi 24 août à Kigali que son pays discutait d'une entrée au capital de la future raffinerie de Lamu, au Kenya, un projet porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote et estimé à 16 milliards de dollars. Une annonce qui vient étoffer le tour de table régional d'un site censé traiter 700 000 barils de brut par jour et réduire la dépendance de l'Afrique de l'Est aux carburants importés.

Après Lekki près de Lagos, Aliko Dangote veut changer d’échelle en Afrique de l’Est. Le magnat nigérian prévoit de lancer en octobre prochain les travaux de sa future raffinerie de Lamu. « D’ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a-t-il déclaré la semaine dernière à la BBC.

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote entend poser, dès octobre 2026, la première pierre de sa nouvelle raffinerie à Lamu, sur la côte kényane. Avec un budget revu à la baisse — de 17 à 16 milliards de dollars — et une capacité annoncée de 700 000 barils par jour, le projet ambitionne de faire de la côte kényane un nouveau hub pétrolier régional. Mais avant le premier coup de pelle, plusieurs défis techniques, financiers et environnementaux restent à lever.

L'Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l'Association des compagnies aériennes d'Afrique australe (AASA) et l'Association du transport aérien international (IATA) exhortent les gouvernements africains à mettre en œuvre les programmes d'information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR) dans le strict respect des normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Alors que de plus en plus de pays africains déploient les systèmes d'information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR), les principales organisations du transport aérien du continent tirent la sonnette d'alarme. Elles appellent les gouvernements à respecter les standards internationaux et refusent que les compagnies aériennes ou les voyageurs financent des dispositifs relevant de la souveraineté des États.

L’attrait du Kenya réside dans son rôle de porte d’entrée vers la Communauté d’Afrique de l’Est, un bloc régional en pleine croissance avec en moyenne 5 % par an, au moins. « Cela devient extrêmement attractif », explique Kenny Fihla, PDG du groupe bancaire sud-africain Absa. Ce dernier a confié à Reuters que le groupe allait augmenter sa participation dans sa filiale kényane à 85 % du capital par le biais d'une offre publique d'achat (OPA)

En quête de relais de croissance, plusieurs groupes bancaires africains, dont la Commercial International Bank (CIB) d'Egypte, l'Access Bank du Nigeria et la Nedbank d'Afrique du Sud, se sont rués sur le marché kenyan, un des plus dynamiques du continent, mais la concurrence des « fils du pays », les banques locales, bien implantées et disposant d’une meilleure maîtrise du marché, contrarie leurs ambitions et sans doute, un peu leur rentabilité