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L’attrait du Kenya réside dans son rôle de porte d’entrée vers la Communauté d’Afrique de l’Est, un bloc régional en pleine croissance avec en moyenne 5 % par an, au moins. « Cela devient extrêmement attractif », explique Kenny Fihla, PDG du groupe bancaire sud-africain Absa. Ce dernier a confié à Reuters que le groupe allait augmenter sa participation dans sa filiale kényane à 85 % du capital par le biais d'une offre publique d'achat (OPA)

En quête de relais de croissance, plusieurs groupes bancaires africains, dont la Commercial International Bank (CIB) d'Egypte, l'Access Bank du Nigeria et la Nedbank d'Afrique du Sud, se sont rués sur le marché kenyan, un des plus dynamiques du continent, mais la concurrence des « fils du pays », les banques locales, bien implantées et disposant d’une meilleure maîtrise du marché, contrarie leurs ambitions et sans doute, un peu leur rentabilité

Cette transaction interviendrait durant l'année fiscale qui s'achèvera fin juin 2027 (ndlr : l’exercice budgétaire en cours, qui a débuté le 1er juillet 2026). Le montage consisterait à procéder à l'émission simultanée de nouvelles obligations libellées en dollars et de les substituer par des emprunts à taux bas. Selon Bloomberg, la décision finale n'a pas encore été arrêtée.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.

Family Bank a annoncé, jeudi 11 juin, avoir reçu l’aval de l’Autorité kenyane des marchés de capitaux (CMA) pour faire son entrée à la Bourse de Nairobi (NSE). À compter du 23 juin, l’établissement sera coté selon la formule de la cotation directe, un mécanisme permettant aux actionnaires existants de négocier leurs titres sur le marché sans émission de nouvelles actions ni appel à des capitaux supplémentaires.

Après plusieurs années de préparation et un renforcement significatif de sa base financière, Family Bank franchit une étape décisive de son développement. La banque kényane de taille intermédiaire a obtenu l’autorisation de s’introduire à la Bourse de Nairobi via une cotation directe, une opération qui marque son ambition de rejoindre, d’ici à 2029, le cercle restreint des banques de premier rang du pays.

Le géant américain du commerce et du cloud a sollicité les autorisations nécessaires pour construire sa première passerelle satellite au Kenya, une infrastructure clé destinée à connecter son futur réseau satellitaire en orbite basse aux réseaux internet terrestres. Cette installation permettra d’améliorer les performances du service en réduisant le temps de latence et en augmentant les vitesses de connexion. Le choix du Kenya n’est pas anodin : le pays s’est imposé comme l’un des principaux hubs technologiques du continent, attirant les investissements des grandes entreprises numériques mondiales.

Le duel entre Jeff Bezos et Elon Musk prend une nouvelle dimension en Afrique. En choisissant le Kenya pour implanter sa première passerelle satellite sur le continent, Amazon affiche clairement ses ambitions face à Starlink, déjà bien installé sur le marché africain du haut débit. Une concurrence qui pourrait accélérer l’accès à Internet pour des millions de personnes encore exclues du numérique. Amazon franchit une étape décisive dans sa stratégie africaine.

À Nairobi, lors du sommet Africa Forward coorganisé par la France et le Kenya, Proparco a multiplié les annonces stratégiques en faveur du financement du secteur privé africain. Agriculture, commerce, infrastructures ferroviaires, entrepreneuriat féminin et innovation financière : plusieurs milliards d’euros de flux potentiels pourraient être mobilisés à travers une série d’accords structurants conclus avec des partenaires panafricains de premier plan.