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Interrogé en conférence de presse, Paul Kagame a indiqué que les discussions étaient réelles mais encore à un stade préliminaire : « c'est un travail en cours », a-t-il résumé, ajoutant que le Rwanda serait « très heureux de participer à ce type d'investissement. »

Le président rwandais Paul Kagame a confirmé lundi 24 août à Kigali que son pays discutait d'une entrée au capital de la future raffinerie de Lamu, au Kenya, un projet porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote et estimé à 16 milliards de dollars. Une annonce qui vient étoffer le tour de table régional d'un site censé traiter 700 000 barils de brut par jour et réduire la dépendance de l'Afrique de l'Est aux carburants importés.

Après Lekki près de Lagos, Aliko Dangote veut changer d’échelle en Afrique de l’Est. Le magnat nigérian prévoit de lancer en octobre prochain les travaux de sa future raffinerie de Lamu. « D’ici octobre de cette année, nous poserons la première pierre et lancerons officiellement le chantier », a-t-il déclaré la semaine dernière à la BBC.

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote entend poser, dès octobre 2026, la première pierre de sa nouvelle raffinerie à Lamu, sur la côte kényane. Avec un budget revu à la baisse — de 17 à 16 milliards de dollars — et une capacité annoncée de 700 000 barils par jour, le projet ambitionne de faire de la côte kényane un nouveau hub pétrolier régional. Mais avant le premier coup de pelle, plusieurs défis techniques, financiers et environnementaux restent à lever.

L'Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), l'Association des compagnies aériennes d'Afrique australe (AASA) et l'Association du transport aérien international (IATA) exhortent les gouvernements africains à mettre en œuvre les programmes d'information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR) dans le strict respect des normes de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Alors que de plus en plus de pays africains déploient les systèmes d'information préalable sur les voyageurs (API) et de dossier passager (PNR), les principales organisations du transport aérien du continent tirent la sonnette d'alarme. Elles appellent les gouvernements à respecter les standards internationaux et refusent que les compagnies aériennes ou les voyageurs financent des dispositifs relevant de la souveraineté des États.

L’attrait du Kenya réside dans son rôle de porte d’entrée vers la Communauté d’Afrique de l’Est, un bloc régional en pleine croissance avec en moyenne 5 % par an, au moins. « Cela devient extrêmement attractif », explique Kenny Fihla, PDG du groupe bancaire sud-africain Absa. Ce dernier a confié à Reuters que le groupe allait augmenter sa participation dans sa filiale kényane à 85 % du capital par le biais d'une offre publique d'achat (OPA)

En quête de relais de croissance, plusieurs groupes bancaires africains, dont la Commercial International Bank (CIB) d'Egypte, l'Access Bank du Nigeria et la Nedbank d'Afrique du Sud, se sont rués sur le marché kenyan, un des plus dynamiques du continent, mais la concurrence des « fils du pays », les banques locales, bien implantées et disposant d’une meilleure maîtrise du marché, contrarie leurs ambitions et sans doute, un peu leur rentabilité

Cette transaction interviendrait durant l'année fiscale qui s'achèvera fin juin 2027 (ndlr : l’exercice budgétaire en cours, qui a débuté le 1er juillet 2026). Le montage consisterait à procéder à l'émission simultanée de nouvelles obligations libellées en dollars et de les substituer par des emprunts à taux bas. Selon Bloomberg, la décision finale n'a pas encore été arrêtée.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.

Family Bank a annoncé, jeudi 11 juin, avoir reçu l’aval de l’Autorité kenyane des marchés de capitaux (CMA) pour faire son entrée à la Bourse de Nairobi (NSE). À compter du 23 juin, l’établissement sera coté selon la formule de la cotation directe, un mécanisme permettant aux actionnaires existants de négocier leurs titres sur le marché sans émission de nouvelles actions ni appel à des capitaux supplémentaires.

Après plusieurs années de préparation et un renforcement significatif de sa base financière, Family Bank franchit une étape décisive de son développement. La banque kényane de taille intermédiaire a obtenu l’autorisation de s’introduire à la Bourse de Nairobi via une cotation directe, une opération qui marque son ambition de rejoindre, d’ici à 2029, le cercle restreint des banques de premier rang du pays.