Le militant panafricaniste béninois Kemi Seba, connu pour ses virulentes prises de positions anti-occidentales, a été déchu de la nationalité française par un décret paru mardi en France au Journal officiel
Stellio Gilles Robert Capo Chichi – son vrai nom -, 42 ans, « est déclaré avoir perdu la nationalité française », indique ce décret, daté de lundi, 8 juillet.
En mars dernier, la préfecture du département de l’Essonne avait tenté d’interdire une conférence de ce militant, alors déjà visé par une procédure de déchéance de nationalité, décision suspendue par le tribunal administratif.
Son passeport français brûlé en ligne
Dans la foulée, Kemi Seba avait publié en ligne une vidéo où il brûlait un document qu’il désignait comme étant son passeport français, a rappelé mardi le journal L’Essor de la gendarmerie.
L’ancien leader de la Tribu Ka, groupuscule qui revendiquait son antisémitisme et prônait la séparation entre Noirs et Blancs avant d’être dissous par le gouvernement français en 2006, a été condamné plusieurs fois en France pour incitation à la haine raciale.
Il est aujourd’hui à la tête du groupe Urgences panafricanistes et dispose d’une certaine aura sur les réseaux sociaux.
Pourfendeur du Franc CFA
Ces dernières années, Kemi Seba a organisé ou participé à plusieurs manifestations hostiles au FCFA en Afrique, où il a été régulièrement interpellé, expulsé ou refoulé, notamment de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de Guinée.
En France, il a été accusé l’an dernier par le député Renaissance Thomas Gassilloud, alors président de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, d’être un « relais de la propagande russe » et de servir « une puissance étrangère qui alimente le sentiment anti-français. »
« Mon client est très heureux. Il m’avait confié une lettre de renonciation (à la nationalité française, Ndlr) avant même que la procédure ne soit entamée, et prend acte » de celle-ci, a réagi auprès de l’AFP le conseil de Kemi Seba, Me Juan Branco.
L’avocat a pour sa part dénoncé une décision prise par le gouvernement « du fait (des) origines » de Kemi Seba.
Avec AFP





France



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