Les trois majors de l’industrie hôtelière, Marriott, Accor et Hilton, sont engagées dans une compétition acharnée pour accroître leur capillarité sur le continent et y capter la très lucrative clientèle d’affaires. Pour le cabinet conseil W Hospitality Group, ces enseignes sont de loin, les plus entreprenantes en Afrique.
L’étude de W Hospitality recense les projets d’hôtels en cours de réalisation ou ayant fait l’objet d’accords définitifs au 1er trimestre 2023 entre les investisseurs et les chaînes hôtelières internationales ou à vocation continentale. Il en ressort que l’enseigne américaine Marriott dispose du plus grand réservoir de projets en Afrique avec une capacité de 22.776 chambres réparties sur 123 unités hôtelières 4-5 étoiles.
Le groupe français Accor, très actif en Afrique avec une impressionnante base au Maroc, arrive en deuxième position avec 17.484 chambres (89 hôtels) devant son concurrent américain Hilton, impliqué dans le développement de 12.427 chambres réparties sur 67 hôtels.
Loin devant l’Egypte tient le haut du pavé avec 24 944 chambres réparties sur 103 hôtels
Viennent ensuite Radisson Hotel Group (5.572 chambres), InterContinental Hotels Group (4268), l’Espagnol Meliá Hotels & Resorts (1.983), Kerten Hospitality (1.889 chambres), Hyatt Hotels & Resorts (1.792 chambres) et Wyndham (1.426). La chaîne singapourienne Ascott ferme le Top-ten des groupes hôteliers les plus actifs en Afrique cette année avec une capacité en cours projetée de 1.322 chambres.
S’agissant des ouvertures d’hôtels prévues en 2023, Marriott International qui accélère la cadence avec 40 établissements pour essayer de rattraper Accor qui va accroître son portefeuille avec 16 nouvelles unités hôtelières, suivi de Radisson Hotel Group et BWH Hotel Group qui ouvriront chacune 8 hôtels. Hyatt Hotels & Resorts et Hilton, deux poids lourds du secteur ouvriront respectivement 5 et 4 établissements cette année.
Dans son étude, le cabinet W Hospitality révèle que 45 chaînes hôtelières internationales ou à vocation régionale disposaient des projets pour une capacité additionnelle de 482 hôtels et 84 427 chambres, soit une progression de 5 % par rapport à 2022. Cette reprise de l’investissement montre clairement que les hôteliers misent sur la croissance du tourisme sur le continent, au-delà des destinations traditionnelles comme le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et le Kenya. Loin devant l’Egypte tient le haut du pavé avec 24 944 chambres réparties sur 103 hôtels. Ce pays qui a attiré près de 12 millions de touristes en 2022, devance le Nigeria (6772 chambres), le Maroc (6369), l’Ethiopie (6129), le Kenya (3729), le Cap-Vert (3660), l’Algérie (2862), l’Afrique du Sud (2768). Avec respectivement 2650 et 2445 lits, le Sénégal et la Côte d’Ivoire s’affirment comme des puissances touristiques montantes en Afrique et qui bipent désormais dans les radars des investisseurs.
La répartition des 482 projets répertoriés au 1er trimestre sur le continent montre une prédominance des segments haut de gamme tranche supérieure (37,6%) et haut de gamme (34%) contre 10,8% pour le milieu de gamme et 0,5% seulement pour l’hôtellerie économique.







![Édito | Les liens indissociables entre le tourisme et le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Cette évolution s’est faite d’abord très lentement, dans les années 1970 alors que l’aviation civile avait déjà conquis ses lettres de noblesse. Les voyages à motivation personnelle ne représentaient qu’une petite partie de la clientèle, autour de 20% alors que la proportion s’est maintenant inversée. Comment en est-on arrivé là ?](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2025/12/Touristes-et-Aerien--450x281.jpg.webp)



