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Sur le plan budgétaire, l’agence Standard & Poor’s assure avoir anticipé que les réformes alignées sur le programme du FMI accroîtront les recettes publiques, les pressions sur les finances publiques se sont accentuées ces derniers mois, notamment en raison du conflit dans le Grand Kivu et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Parmi les principales initiatives déjà mises en œuvre dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit figurent un nouveau système de facturation normalisée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suppression de diverses exonérations et subventions aux carburants.

La Cellule nationale des Renseignements financiers (CENAREF) a officiellement intégré le Groupe Egmont, un réseau international réunissant les cellules de renseignement financier de 170 pays. C’est un communiqué du ministère des Finances qui a annoncé l’adhésion de Kinshasa à  l’« Interpol» de lutte contre le blanchiment d’argent sale.

La République démocratique du Congo (RDC) accélère la création de sa toute première place boursière, la Bourse de Kinshasa.

La République démocratique du Congo franchit une étape historique dans la modernisation de son économie. En préparant le lancement de la Bourse de Kinshasa, le gouvernement entend attirer les capitaux internationaux, valoriser son immense potentiel minier et renforcer le financement de son développement dans un contexte de forte demande mondiale en minerais critiques.

En RD-Congo, cette stratégie était déjà déployée dans le secteur du cobalt. Désormais, elle s’étend au très convoité secteur diamantifère, avec la signature lundi 29 juin d’un accord-cadre entre le Fonds minier pour les générations futures et son partenaire suisse.

Le gouvernement congolais ne veut plus seulement exporter des minerais bruts, mais aussi mieux décider comment ils sortent du pays, à quel prix et avec quelle part de valeur retenue localement. Cette stratégie est désormais le fil conducteur de tous les Etats africains, qui veulent un partage plus équilibré des revenus générés par l’exploitation des mines.

En effet, après de fortes inondations qui ont frappé la province angolaise de Benguela en avril dernier, l’exportation des minerais congolais via le port de Lobito était quasiment bloquée, déclenchant des travaux d’urgence pour réparer les infrastructures endommagées et rétablir la circulation des trains.

La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.

Selon le FMI, l’activité économique demeure résiliente avec une croissance du PIB réel supérieure à 5,5 % en 2025 et en 2026, portée par un dynamisme dans la construction, les services et l’agriculture, compensant largement un léger ralentissement du secteur extractif. Côté monétaire, le taux de change du franc congolais est resté stable depuis fin 2025, soutenu notamment par la réduction du déficit du compte courant grâce à la remontée des prix à l’exportation des minerais, même si ces gains ont été partiellement annulés par la flambée des cours du pétrole.

Dans le cadre de la consultation menée au titre du chapitre IV des statuts du Fonds monétaire international (FMI), une équipe d’experts de l’institution conduite par Calixte Ahokpossi a séjourné à Kinshasa du 23 avril au 6 mai, pour l’examen des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI. Voici le résumé des discussions avec le gouvernement congolais et du constat dressé par l’équipe du Fonds au terme de sa mission. 

Dans un communiqué, le département du Trésor américain (ndlr : l’équivalent du ministère des Finances) indique que « le M23 et sa branche politico-militaire, l'Alliance du fleuve Congo (AFC), avaient attisé un conflit violent dans l'Est de la RDC, entraînant la mort de milliers de civils et une crise de déplacement massif de populations.»

Le Département d’Etat a annoncé jeudi 30 avril que Washington a décidé de sanctionner l'ex-président Joseph Kabila, «pour son soutien au mouvement de rébellion du M23 soutenu par le Rwanda, et pour avoir alimenté l'instabilité politique dans les provinces du Grand-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

Le gouvernement congolais a signé des accords miniers avec les Etats-Unis et la Chine, alors que les deux superpuissances cherchent à constituer des stocks de minéraux stratégiques pour faciliter la transition vers les énergies propres et les véhicules électriques à batterie.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, a ordonné un audit complet des recettes d'exportation minières et des actifs de l'Etat, avertissant que des contrôles insuffisants empêchaient le pays de profiter pleinement des exportations record de cuivre et de cobalt. Kinshasa est un producteur majeur de cobalt et de cuivre, et possède également de vastes réserves de lithium, d'or et de coltan, ce qui en fait un champ de bataille dans la compétition mondiale pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques.

Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.

C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l'Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d'une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d'extraction et les chaînes d'approvisionnement en minerais stratégiques.