L’agence S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) a confirmé vendredi 24 juillet, la notation souveraine de la République démocratique du Congo (RDC) à long terme « B-» et à court terme «B», en monnaie locale et étrangère. Les perspectives restent positives. Ces perspectives positives reflètent « le potentiel des performances budgétaires et de la balance des paiements à dépasser nos prévisions au cours des six à douze prochains mois », souligne l’agence de notation financière.
Sur le plan budgétaire, l’agence Standard & Poor’s assure avoir anticipé que les réformes alignées sur le programme du FMI accroîtront les recettes publiques, les pressions sur les finances publiques se sont accentuées ces derniers mois, notamment en raison du conflit dans le Grand Kivu et la lutte contre l’épidémie d’Ebola. Parmi les principales initiatives déjà mises en œuvre dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit figurent un nouveau système de facturation normalisée de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la suppression de diverses exonérations et subventions aux carburants. Par ailleurs, la réforme de la TVA en vigueur depuis mai 2026, recèle un potentiel de recettes important à long terme. L’agence de notation financière estime que d’autres mesures, dont la hausse des droits de douane, renforceront la capacité des autorités à collecter les recettes fiscales pour les porter à plus de 15 % du PIB à moyen terme.
Selon les prévisions de S&P Global Ratings, la croissance du PIB réel restera soutenue, à plus de 5,5 % par an jusqu’en 2029, surpassant ainsi la plupart des pays d’Afrique subsaharienne. Le secteur minier restera le principal moteur de croissance en 2026, compte tenu de la forte demande de minéraux tels que le cuivre et le cobalt dans le contexte de la transition écologique et de la révolution de l’intelligence artificielle.
La croissance hors du secteur minier est restée modérée, freinée par des déficits d’infrastructures et un faible niveau d’inclusion financière. L’économie de la RDC demeure fortement concentrée, le secteur extractif représentant 25 % du PIB, plus de 90 % des recettes d’exportation et 40 % des recettes budgétaires en 2025.
La croissance réelle du secteur non extractif s’est établie en moyenne à 4,1 % sur la période 2023-2025, ce qui, selon Standard & Poor’s reflète un important déficit d’investissement et un accès limité au financement et aux services essentiels.
La balance des paiements du pays devrait encore s’améliorer en 2026. Importateur net de carburants et d’engrais, la RDC a vu sa facture d’importations augmenter ces derniers mois en raison des tensions au Moyen-Orient. Cependant, le rebond des cours mondiaux du cuivre et du cobalt, ainsi que la croissance des volumes d’exportation, devraient largement compenser les effets négatifs du conflit sur les termes de l’échange.





République démocratique du Congo

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