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Mali : Un vent d’assainissement souffle dans le secteur minier

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  • Après les années de léthargie dictées par la partition du pays, le Mali a annulé 14 permis de recherche minière ainsi que 10 autorisations d’exploitation de carrière, et a procédé à l’arrêt de 106 procédures d’octroi de permis de recherche
Boubou Cisse

Boubou Cissé, ministre malien des Mines

Le ministère malien des Mines, Boubou Cissé, a annoncé l’annulation de 130 permis de recherche et autorisations d’exploitation de carrières, une décision qui devra permettre d’éviter le gel des superficies des titres concernés. Ainsi, ce sont près d’un tiers des permis existants dans le pays, couvrant une superficie de 130 000 kilomètres carrés, qui ont été supprimés. Les motifs d’annulation des permis de recherche sont que certains d’entre eux ont fait l’objet de renonciation pour insuffisance de résultats, alors que d’autres n’ont pas effectué de travaux sur le périmètre de leur permis pendant plus d’un an sans motif valable, explique le ministère. De même, des sociétés ne se sont pas acquittées de la taxe « superficiaire » des années 2012 et 2013. Les différentes lettres de mise en demeure qui leur ont été adressées sont restées sans effet. S’agissant de l’annulation des autorisations d’exploitation, le ministère indique que les détenteurs n’ont effectué aucune activité sur le périmètre de leur titre depuis leur attribution, et, par conséquent, n’ont fourni aucun rapport d’activités à la Direction nationale de la géologie et des mines. En plus, ces détenteurs d’autorisations n’ont pas payé la taxe annuelle d’extraction ou de ramassage de matériaux de construction comme l’exige le Code minier. Pour les demandeurs de permis de recherche, l’arrêt de la procédure d’octroi de leurs titres a été motivé par le fait que les postulants aux permis de recherche n’ont entrepris aucune démarche pour faire aboutir la procédure d’octroi de leurs titres miniers malgré les notifications et les mises en demeure qui leurs ont été adressées. A ces titres en annulation s’ajoutent ceux qui sont arrivés à terme sans que leurs titulaires aient pu présenter une étude de faisabilité, selon la même source.

Cet inventaire devrait même permettre, assure Boubou Cissé, le ministre malien des Mines, de renforcer le secteur. « Les annulations ainsi faites ont pour avantage d’éviter le gel des superficies des titres concernés et de permettre à d’autres investisseurs disposant des capacités techniques et financières de poursuivre les activités d’exploration sur les zones libérées », conclut le communiqué du ministère malien des Mines. Troisième producteur d’or du continent après l’Afrique du Sud et le Ghana, avec 67,4 tonnes du métal jaune extraites en 2013, le Mali titre plus de 7% de son PIB de l’industrie aurifère. Neuf sociétés minières, dont Rand gold Resources, AngloGold Ashanti et Resolute Mining ont actuellement des opérations dans le pays dont les réserves sont estimées à 609 tonnes en 2014.

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