L’indice des prix à la consommation (IPC) a connu, au cours du mois d’octobre 2023 une certaine stabilité en marquant une petite hausse de 0,1% par rapport au mois précédent. Selon le communiqué publié mercredi 22 novembre, le Haut-commissariat au plan -HCP- (l’organisme officiel des statistiques au Maroc), celle-ci résulte de la légère détente de l’inflation alimentaire (+ 0,4%) et du ralentissement de l’évolution des prix au détail des produits non alimentaires, en hausse de 0,2%.
Mais la photo mensuelle de l’évolution des prix à la consommation peut être trompeuse car elle ne renseigne pas sur la perte du pouvoir d’achat des ménages sur la durée. Ainsi, en analysant la variation de l’inflation d’octobre 2022 à octobre 2023, le statisticien marocain relève une hausse de 4,3% de l’inflation, conséquence de la surchauffe au rayon alimentaire dont la variation des prix à la consommation reste haute, à 8,8% contre 1,3% pour les produits non alimentaires. A ce niveau, l’inflation est le double de l’objectif-cible de la Banque centrale (Bank Al-Maghrib).
Il apparaît clairement que c’est le panier alimentaire qui sert de carburant au taux d’inflation dans le Royaume. Pour les légumes, les prix ont augmenté de 3,2%, de 2,1% pour les huiles et de 0,5% pour le sous-groupe «Lait, fromage et œufs» et le « Café, thé et cacao.» Pour les produits non alimentaires, la hausse la plus importante concerne principalement les prix des «carburants» avec 2 %. Par ailleurs, le taux d’’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs réglementés, aurait connu une hausse de 4,3% en variation annuelle.





Maroc
![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--450x225.jpg)




