Le groupe italien ENI a conclu un accord avec la compagnie nationale azerbaïdjanaise SOCAR pour la cession de 10 % de sa participation dans le projet Baleine, principal développement pétrogazier offshore de Côte d’Ivoire. Une opération qui s’inscrit dans une recomposition accélérée de l’actionnariat et dans la stratégie d’optimisation de l’amont du groupe.
ENI a annoncé, ce jeudi 22 janvier, la signature d’un accord contraignant avec SOCAR portant sur la vente de 10 % du projet Baleine. Soumise aux autorisations réglementaires habituelles, la transaction permettra à ENI de conserver son rôle d’opérateur avec 37,25 % du capital, aux côtés de Vitol (30 %) et de la société nationale Petroci (22,75 %).
Cette cession intervient après l’entrée récente de Vitol au capital du champ, finalisée fin septembre 2025. Pour ENI, l’objectif est de partager les risques financiers et opérationnels d’un actif désormais en production, tout en libérant des ressources pour d’autres investissements en amont, sans remettre en cause son contrôle industriel.
Au-delà de Baleine, l’opération illustre le renforcement des relations entre ENI et SOCAR, déjà engagées dans plusieurs accords de coopération couvrant l’exploration-production, la sécurité énergétique et la réduction des émissions.
Découvert en 2021 et mis en production en 2023, Baleine constitue un actif structurant pour la Côte d’Ivoire. Les phases 1 et 2 assurent une production de plus de 62 000 barils de pétrole par jour et de 75 millions de pieds cubes de gaz par jour, dont une part significative alimente le marché intérieur. La phase 3, en cours d’étude, doit porter la production à 150 000 barils de pétrole par jour et 200 millions de pieds cubes de gaz par jour, avec une décision finale d’investissement attendue d’ici fin 2025.





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