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L’heure était à l’évaluation et à la prospective au cœur de la capitale burkinabè. Cette session ordinaire du Comité de pilotage n’était pas qu’une simple formalité administrative, mais un véritable conseil de guerre économique. Le rapport de mise en œuvre au 31 décembre 2025 révèle des avancées significatives, prouvant que malgré les défis sécuritaires et géopolitiques, la machine des réformes ne grippe pas.

Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Ouagadougou, le Comité de pilotage du climat des affaires, sous l’égide du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tracé les nouveaux sillons d’une économie burkinabè plus agile et compétitive. Entre digitalisation massive et réformes structurelles, le pays des Hommes intègres affiche l’ambition de transformer l’environnement des affaires en un levier de souveraineté nationale.

Un pouvoir d’achat structurellement faible Dans la majorité des ménages congolais, les revenus sont instables et insuffisants pour soutenir une consommation durable. Le problème n’est pas seulement l’absence d’emplois, mais surtout la qualité des emplois. Beaucoup travaillent, mais gagnent trop peu pour consommer, épargner ou investir. Cette fragilité de la demande intérieure explique pourquoi de nombreuses entreprises survivent sans réellement croître. Les ventes sont irrégulières, les marges faibles et la capacité d’expansion limitée.

Malgré ses ressources et sa population, la RDC reste confrontée à un paradoxe économique : une activité intense, mais une demande intérieure faible. Chômage déguisé, bas salaires et informalité massive affaiblissent le pouvoir d’achat, limitent la rentabilité des entreprises et découragent l’investissement productif, notamment celui de la diaspora congolaise.