La semaine dernière, quand la Banque mondiale a annoncé qu’elle suspendait la publication de son rapport phare, le Doing Business, ce fut un véritable coup de tonnerre. Cependant, la décision a surtout soulevé une principale question : quels sont les pays qui auraient bénéficié de la fraude dont l’institution faisait allusion dans son communiqué.
Le Wall Street Journal, l’influente publication américaine, a mené l’enquête et a déjà identifié quatre premiers coupables qui pourraient évidemment ne pas être les seuls. Pour le moment, il s’agit de la Chine et de l’Arabie Saoudite, mais également des Emirats Arabes Unis et de l’Azerbaïdjan.
La Chine par exemple a gagné des dizaines de places en l’espace de quelques années seulement en passant du 90e rang au 31.
Ce rapport publié annuellement au mois d’octobre ne paraîtra pas en 2020, en tout cas pas à la même date.
L’enquête de la Banque mondiale ne fait que commencer et elle pourrait révéler beaucoup d’autres anomalies à cause de la concurrence acerbe que se livrent les pays afin d’améliorer leur classement, ce qui est synonyme d’un meilleur attrait vis-à-vis des investisseurs.

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