Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Ouagadougou, le Comité de pilotage du climat des affaires, sous l’égide du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tracé les nouveaux sillons d’une économie burkinabè plus agile et compétitive. Entre digitalisation massive et réformes structurelles, le pays des Hommes intègres affiche l’ambition de transformer l’environnement des affaires en un levier de souveraineté nationale.
L’heure était à l’évaluation et à la prospective au cœur de la capitale burkinabè. Cette session ordinaire du Comité de pilotage n’était pas qu’une simple formalité administrative, mais un véritable conseil de guerre économique. Le rapport de mise en œuvre au 31 décembre 2025 révèle des avancées significatives, prouvant que malgré les défis sécuritaires et géopolitiques, la machine des réformes ne grippe pas.
Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué les résultats engrangés, mais le ton reste celui de l’exigence. En cohérence avec les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le gouvernement entend faire du climat des affaires le socle d’un développement endogène. L’adoption du Plan de réformes 2026 et la validation du plan d’actions 2026-2028 marquent une volonté de continuité et de prévisibilité pour les opérateurs économiques.
Le choc de la simplification : digitalisation et Cloud
Pour le Chef du Gouvernement, l’amélioration du cadre des affaires passe inévitablement par la rupture avec la bureaucratie pesante. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a ainsi placé la digitalisation au cœur des priorités immédiates. L’objectif étant de dématérialiser pour gagner en transparence et en rapidité. Dans ce sens, le développement d’infrastructures d’hébergement Cloud au profit de l’administration est désormais une nécessité urgente garantissant la sécurité des données et la fluidité des échanges administratifs. Il a, en outre, évoqué le dialogue 2.0 qui consiste en la mise en service effective de la plateforme digitale dédiée au dialogue public-privé devant permettre une remontée d’informations en temps réel et un suivi plus strict des engagements de l’État. Il est également prévu l’évaluation des plateformes dédiées à la création d’entreprises et aux formalités de commerce à savoir le CEFORE et le CEFAC qui vont subir un audit rigoureux pour optimiser leurs performances.
Rationaliser pour mieux régner sur le marché régional
Au-delà de la technologie, c’est l’architecture juridique qui est en chantier. Le gouvernement s’attelle à la finalisation d’un dispositif institutionnel unifié pour éviter les doublons et les lenteurs. La rationalisation des licences d’affaires est également dans le viseur : moins de barrières, plus de facilités pour les entrepreneurs locaux et étrangers qui choisissent le Burkina Faso.
En clôturant les travaux, le Premier ministre a lancé un appel vibrant à un «engagement renforcé.» Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, chaque acteur — qu’il soit haut fonctionnaire ou capitaine d’industrie — est un rouage essentiel de la croissance. «Chaque acteur a un rôle déterminant à jouer pour favoriser l’accroissement des investissements productifs et soutenir le développement économique et social du pays», a-t-il martelé. Cette session de 2026 confirme que le Burkina Faso entend anticiper sur les mutations économiques mondiales en consolidant un dialogue public-privé qui se veut désormais le moteur de sa compétitivité nationale.





Burkina Faso




![Géopolitique |Conflit au Moyen-Orient : les économies de la région MENAAP durement frappées, nécessité d’agir pour renforcer la résilience et créer des emplois [Banque mondiale] Ce conflit constitue un choc supplémentaire pour une région déjà confrontée à une faible croissance de la productivité, à un dynamisme limité du secteur privé et à des défis persistants sur le marché du travail.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/04/Un-methanier--450x229.jpg.webp)
