Tous les articles qui parlent de Déclaration de politique générale

«Dans les semaines à venir, il sera proposé à votre auguste assemblée un projet de loi abrogeant la loi d'amnistie adoptée le 6 mars 2024 par la précédente législature», a indiqué Sonko lors de son discours de plus de deux heures. Lorsqu'il a été interrogé sur le choix du terme «abroger» plutôt que «rapporter», Sonko a expliqué qu'il s'agissait de retirer de la loi ce qui ne devait pas y figurer.

La loi d'amnistie, adoptée à la fin du mandat de Macky Sall et qui efface les actes liés aux manifestations politiques survenues entre 2021 et 2024, sera révisée, a annoncé le Premier ministre Ousmane Sonko vendredi. Ce dernier s’exprimait devant les députés lors de sa déclaration politique générale, attendue depuis plusieurs mois

Ces élections législatives anticipées ne sont en réalité que la suite logique de la conquête du pouvoir par le duo Diomaye- Sonko actée le 25 mars dernier par la reconnaissance du candidat du pouvoir, Amadou Ba, de sa défaite avant même la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel ! Dès l’annonce officielle des résultats de la présidentielle, on savait qu’il fallait rebattre les cartes, une cohabitation en Afrique, comme celles que la France a connue, étant quasiment impossible.

Les Sénégalais s’apprêtent à revivre, en novembre prochain, une élection dont l’importance ne le cède en rien à celle d’il y a quelques mois qui a porté à la présidence de la République Bassirou Diomaye Faye et, au Premier ministère, son mentor Ousmane Sonko. En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, le 12 septembre dernier, le Président sénégalais joue à quitte ou double, en essayant d’aligner les astres en se donnant la possibilité d’arracher la majorité au parti de l’ancien Président Macky Sall et de pouvoir ainsi engager, en toute sérénité, les réformes qui ont permis au Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) de séduire 54% des Sénégalais

«Dans un souci constant de respect de la séparation des pouvoirs et du principe de légalité, je ne tiendrai ma déclaration de politique générale devant cette assemblée qu'une fois que la majorité parlementaire sera amendée en inscrivant dans le règlement intérieur l'ensemble des dispositions relatives au premier ministre », a-t-il affirmé dans une forme de défi lancé à la première Chambre du Parlement.

Le débat d'orientation budgétaire a été annulé in extremis samedi dernier (ndlr : 29 juin) par le Bureau de l'Assemblée nationale alors que les équipes du ministère des Finances étaient déjà sur place pour accompagner le ministre qui devait faire face comme tous les ans, avant la fin du mois de juin, aux questions de députés. Mais quelques heures plus tôt, une déclaration du Premier ministre avait mis le feu aux poudres en défiant l’institution

La Déclaration de politique générale, prévue par l'article 55 de la Constitution, permet au Premier ministre de présenter son programme de gouvernement lors d'une plénière à l'Assemblée nationale. Les députés peuvent à cette occasion déposer une motion de censure contre le gouvernement.

Le bureau de l’Assemblée nationale sénégalaise (parlement) a annoncé avoir annulé le débat d’orientations budgétaire initialement prévu pour se tenir samedi 29 juin en présence du ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba, manifestant ouvertement son désaccord avec le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur la présentation de la Déclaration de politique générale (DPG) devant les députés